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 Parents à temps plein

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William Stark

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MessageSujet: Parents à temps plein   Ven 19 Aoû 2016 - 11:03

Il devait être le beau milieu de la nuit, lorsqu'un cri suraigüe me réveilla. Je sautai du lit conjugual, Diana n'y reposait pas et Loïk n'était pas dans sa bassinette. Je revêtis un pantalon en vitesse, agrippant une dague. Les cris semblaient être ceux de mon fils, mais je n'entendais pas ma femme tenter de le calmer. Je sortis de notre chambre, ouvrant chaque chambres de l'étage pour les gens de mon rang. Je finis par croiser une servante, qui m'agrippa par le bras, elle semblait être dans une panique.


- Sire, lança-t-elle. Vous devez venir vite, c'est votre femme et votre fils. Loïk ne cesse de pleurer et votre femme, elle... fait l'une de ses crises!


Mes yeux s'arrondirent de panique. Diana piquait parfois des crises de colères, dans ces moments là, j'essayais d'éloigner mon enfant d'elle. En ce moment, les deux étaient ensembles! Je courus derrière la jeune femme, qui me mena dans un dédale de corridor, pour arriver dans le Hall de Winterfell. Loïk se tenait assis dans un coin, près d'un âtre allumé! Diana? Dans un coin sombre, assise, le visage caché dans ses genoux et se balançait furieusement. Je courus vers mon fils, le pris dans mes bras, avant de le donner à jeune servante, qui commença à le bercer doucement. Je m'approchai de Diana, avec douceur, je m'accroupis près d'elle et posai une main douce sur son genoux couvert que par le petit voile de sa robe de nuit.


- Diana, amour? demandais-je avec douceur. Reviens te coucher, tu vas t'épuiser.


Voyant qu'elle ne me portait point attention, je la pris contre moi et la berçai avec amour, tout en baisant sa tête. Je détestais ne pas être capable de la calmer. Je relevai son visage vers le mien, plongeant mon regard dans le sien. J'essuyai ses larmes et embrassai ses lèvres avec tendresse.


- Parles-moi, dis-je tout bas.
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Diana Stark
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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Dim 18 Sep 2016 - 18:34

Un autre cauchemar. Toujours le même. Il me hante sans cesse. Il me hante depuis le jour de mon mariage. William, mon époux, quitte pour la capitale. Quelques mois plus tard, je reçois sa tête. J'aimais mon mari à la folie. Et la simple idée de devenir veuve, de vivre sans lui m'effrayait au plus haut point. Sans doute ces cauchemars n'étaient pas réels, mais je ne pouvais m'empêcher de me dire: et si...? À chaque nuit, la même chose. J'étais toujours incapable de me rendormir après. Je n'en avais pas parlé à mon époux, car je connaissais déjà sa réponse. Après tout, ce n'était que le fruit de mon imagination...


Assise dans le lit, aux côtés de mon mari endormi, je fixais la flamme de la chandelle qui se mourrait bien lentement. Elle vacillait, provoquant différentes ombres contre les murs de la chambre. J'étais complètement nue, ce qui était assez rare. En effet, lorsque je faisais l'amour avec mon mari, je mettais toujours une nuisette pour dormir par la suite. Mais j'étais tellement épuisée par ces cauchemars que je m'étais endormie contre le torse de William. Il était un peu distant ces derniers temps. Parfois, je me demandais s'il regrettait de m'avoir épousée. Je me demandais aussi s'il couchait avec d'autres femmes et s'il avait des fils et des filles bâtards. Un autre sujet dont je n'osais pas parler avec lui. Ses distances à mon égard m'effrayaient au plus haut point. Il ne m'avait pas parlé de la journée, mais il avait couché avec moi en revenant au lit conjugal. Je ne comprenais tout simplement pas son comportement. 


Je sursautai vivement alors que des pleurs se rendirent jusqu'à mes oreilles. Je me levai aussitôt afin de me rendre jusqu'à la couchette de mon fils. J'enfilai une nuisette et le pris dans mes bras afin de sortir de la chambre. Je ne voulais pas qu'il réveille William.


- Ssshh, lui soufflais-je en arrivant dans le corridor.


Nue pieds contre la pierre froide, je marchais lentement vers le hall. Je pris place dans la berçeuse près de l'âtre chantonnant tendrement pour mon petit Loïk. Je ne pus m'empêcher de sourire lorsque ses pleurs et ses cris cessèrent. Ses paupières se fermèrent sur ses magnifiques yeux, alors qu'il tombait endormi. Je ne pus m'empêcher de poser une main contre mon ventre. J'étais enceinte, encore une fois. Je n'avais pas mis William au courant, puisque depuis que j'avais eu Loïk, j'étais tombée enceinte sept fois. Et je les avais tous perdus. Cela faisait mal à notre couple, et j'étais certaine qu'il allait aller chercher ses héritiers chez une autre femme. J'en avais peur. Et tout le monde savait que la famille Stark était reconnue comme une maison de malheurs.


Je figeai subitement alors que mes mains lâchaient d'elles-mêmes mon enfant, qui glissa au sol. Je n'y portai pas attention, me levant plutôt d'un trait. Je mis un pied sur la main de Loïk, qui poussa un cri de douleur. Rien à foutre. Je balançai tous les chandeliers au sol, qui mirent feu au tapis près de l'âtre. Près de mon fils. Rien à foutre. Je commençai à hurler de rage, virant la pièce à l'envers. Bien rapidement, les serviteurs accoururent. Rien à foutre. L'un s'approcha de mon fils et je lui lançai une chaise, le dissuadant. Ils sortirent tous de la pièce. Rien à foutre. Je reculai jusqu'au mur le plus près, m'y laissant glisser jusqu'au sol. Je me roulai en boule, me parlant à moi-même. Je répétais toujours la même chose: j'ai tué, je suis une meurtrière, j'ai tué, je suis une meurtrière. Rien à foutre. Enceinte? Rien à foutre.


- Diana, amour? parvint une voix à mes oreilles. Reviens te coucher, tu vas t'épuiser.


Les larmes montèrent à mes yeux, alors que je me répétais la même chose, à voix très basse. Je ne sentais plus mon corps. Pourquoi? Pourquoi étais-je encore enceinte? J'allais encore tuer. J'en avais déjà tué sept, alors pourquoi pas un huitième ? Les avais-je perdus par accident, ou alors l'avais-je voulu?


Je sursautai brusquement lorsque des lèvres se posèrent contre les miennes. En même temps, je revins à la réalité. Je tentai de me redresser vivement afin de chercher mon fils du regard, mais j'étais coincée dans les bras de mon mari.


- Parle-moi, murmura William.


Je secouai négativement la tête, commençant à hurler en me débattant furieusement. Les images des dernières minutes me revenaient en tête. Loïk ! Mon fils ! Je réussis finalement à l'apercevoir dans les bras d'une servante. Il semblait bien. Je me calmai aussitôt dans les bras de mon mari. Sa main se posa alors contre mon ventre dur légèrement arrondi. Je posai un regard dans le sien, qui était écarquillé. Merde. Exactement ce que je ne voulais pas. Il allait me faire aliter jusqu'à ce que je mène mon bébé à terme.


- J'ai trop mangé, tentais-je alors de mentir, lasse.


Je voyais bien à son expression qu'il ne me croyait pas. Je me défis brusquement de son étreinte, marchant d'un pas décidé vers la servante. Je voulus prendre Loïk, mais elle m'en empêcha. Je fronçai les sourcils, me redressant de manière stoïque.


- Donnez-moi mon fils, tonnais-je.


Elle jetai un regard apeuré vers mon mari, reculant de quelques pas. Je me saisis du tison dans l'âtre. Personne n'eut le temps de réagir. J'enfonçai le bout ardent du tison dans la gorge de la femme, attrapant mon fils alors qu'elle tombait au sol. Elle s'étouffa quelque peu avant de rendre l'âme, mais je ne la regardais plus. Je cajolais déjà Loïk, inconsciente de mon geste.


- Diana, me dit sévèrement William.


Je serrai plus fortement mon fils contre moi, alors que je me retournais lentement vers mon époux. Aussitôt que mon regard croisa le sien, je baissai honteusement les yeux au sol, et il prit Loïk de mes bras.


- Je n'ai pas voulu faire ça, murmurais-je d'une voix brisée.
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William Stark

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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Dim 15 Jan 2017 - 21:21

Diana avait souvent des crises de ce genre. La plupart du temps, elle essayait de couvrir cela avec des mensonges, mais je n'étais pas idiot, je savais ce qui se passait. Ses crises n'étaient pourtant jamais aussi grave que cette dernière, sauf lorsqu'elle... Sauf lorsqu'elle portait mon fils. Diana était enceinte.


Comme je finalisais de comprendre le tout, je vis ma femme secouer la tête frénétiquement, avant de se mettre à hurler. Tout en hurlant, Diana commença à se débattre dans mes bras, mais elle ne réussirait pas à se défaire de mon étreinte. Son regard fou se posa sur notre fils, elle se calma rapidement en voyant qu'il était sain et sauf. Je réussis à poser une main aimante sur le ventre arrondi de mon épouse, mon regard s'arrondit de surprise. Elle était vraiment avancée dans sa grossesse.


- J'ai trop mangé, mentit Diana.


Je détestais qu'elle me mente. Elle le savait. Et pourtant, ma femme ne cessait pas de me mentir. Mon étreinte s'étant desserrer, Diana s'en défit brusquement, se releva et se dirigea vers la pauvre servante. Loïk s'était calmé et dormait doucement dans les bras de la jeune fille. Lorsque ma femme voulu prendre son enfant, la servante recula. Ce qui énerva Diana.


- Donnez-moi mon fils, ordonna-t-elle.


La pauvre me jeta un regard appeuré, avant de reculer de nouveau. Je me relevai lentement, afin de ne pas faire peur à ma pauvre épouse. Cette dernière, piquée au vif, agrippa un tison pointu et le planta violemment dans la gorge de la servante. Cette dernière s'effondra au sol, échappant Loïk, qui fut rattrapé par sa mère. Je regardai la jeune femme mourir, avant de jeter un regard mauvais sur la femme que j'avais épousé. Elle cajolait tendrement notre fils, qui pleurait, comme si rien ne s'était passé.


- Diana, dis-je d'un ton dur.


Elle se retourna vers moi, écrasant notre fils contre elle. Mon regard furax se plongea dans le sien, avant qu'elle ne baisse la tête. Je marchai vers elle et pris mon fils dans mes bras. Je l'entendis murmurer qu'elle n'avait pas voulu acter comme cela, mais il était trop tard. Je me mis à bercer doucement Loïk, qui finit par arrêter de geindre.


- Elle n'avait que 15 ans, Diana, dis-je, en retenant ma colère.


Je donnai Loïk à une autre servante plus vieille, qui s'empressa de le rammener à sa chambre, en sécurité. Je me tournai vers ma femme. Je me dirigeai vers elle, mais au lieu de la frapper comme l'aurait fait une tonne d'autres seigneurs, je l'attirai vers moi et la serrai amoureusement dans mes bras. Je cachai son visage dans mon cou, comme les gardes ramassaient la dépouille de la jeune servante. Une fois ces derniers sortis, je relevai le visage de mon épouse vers le mien.


- Tu es enceinte, dis-je. Tu resteras donc alliter pour le restant de ta grossesse. C'est pour ta propre sécurité, ne t'avise pas de me désobéir, je t'en prie. Je t'aime trop pour te perdre et perdre l'enfant que tu porte.


Sur ces mots, je pris ma femme dans mes bras, comme une nouvelle mariée et la rammenai dans notre chambre. Je la posai doucement sur notre lit et me couchai à son côté, avant de l'embrasser avec amour. Ma main se posa contre le ventre chaud de Diana, je pus sentir un petit coup. Je levai un regard brillant de joie vers elle et l'embrassai de nouveau.


- Je t'aime Diana Stark, soufflais-je.
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Diana Stark
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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Ven 27 Jan 2017 - 16:46

Sans mon fils dans mes bras, je me sentais complètement nue, désarmée. J'avais besoin de lui pour vivre. Mais mon mari venait de me l'enlever. Et je savais bien que je ne pourrais pas le porter dans mes bras avant plusieurs jours, voir même plusieurs semaines. Cette simple idée m'angoissait, mais je ne pouvais rien y faire. William avait le dernier mot ici, pas moi. En fait, je pouvais même être mise en prison et être accusée de meurtre. Elle était une servante, non une esclave. Je n'avais pas le droit d'user de sang froid de la sorte envers elle. Cette histoire viendrait rapidement aux oreilles du Grand Mestre et je serai obligée de subir un procès. En tant que gouverneur du Nord, mon mari n'aurait pas le choix de donner sentence, et ce serait très probablement la mort. Je tremblais de tous mes membres. Je commençais maintenant à sentir le froid contre ma peau. J'avais la tête basse et mes bras repliés contre ma poitrine. J'avais honte, mais j'avais surtout peur de la suite des choses. Enceinte ou non, j'allais devoir perdre ma tête. Simplement, ma sentence serait reportée, afin que je puisse donner naissance à mon enfant. Ensuite, on m'exécuterait devant tout le peuple de Winterfell. 


- Elle n'avait que 15 ans, Diana, me dit mon mari d'un ton dur.


Je fermai les yeux, laissant couler une larme. J'avais à peine deux années de plus qu'elle. J'avais fait une terrible erreur, je le savais bien. Mais je n'avais pas du tout contrôlé mes actes. N'entendant plus mon bébé pleurer, je relevai la tête. Je ne pus m'empêcher d'écarquiller les yeux de colère et de jalousie en le voyant dans les bras d'une autre servante. Je n'eus pas le temps de faire le moindre geste à son égard que mon mari m'attira dans ses bras, calant mon visage au creux de son cou. Je sursautai alors que la porte se fermait, puis mes yeux croisèrent ceux de William. 


- Tu es enceinte, lâcha-t-il alors, sans aucun tact. Tu resteras donc alitée pour le restant de ta grossesse. C'est pour ta propre sécurité, ne t'avise pas de me désobéir, je t'en prie. Je t'aime trop pour te perdre et perdre l'enfant que tu portes.


Je ne dis absolument rien. Il n'était pas question que je reste alitée. Je m'entraînais tous les jours, si on me forçait à rester dans un lit pendant des mois, j'allais me pendre, c'était évident. Je le laissai tout de même me soulever dans ses bras. Mon regard restait vide. Je me sentis déposée contre mon lit, puis les lèvres de William caressèrent les miennes. Il posa sa main contre mon ventre avec tendresse. 


- Je t'aime Diana Stark, me murmura-t-il.


- Pas moi, maugréais-je.


Je me tournai afin de lui faire dos, puis je tirai toutes les couvertures vers moi. Il n'était certainement pas question qu'il en aie. Il voulait m'obliger à rester ici, alors il en payerait le prix. 


- Si tu veux du sexe, va voir ta maîtresse, lui crachais-je alors que je sentais sa main glisser le long de mon dos.


Sa maîtresse? Ses maîtresses ! Il était évident qu'il en avait plusieurs, et qu'elles avaient toutes des enfants de lui. Mon époux était tellement beau, tellement désiré, et il avait tellement l'air de ne pas m'aimer que c'était sûr qu'il allait voir ailleurs. 


William essaya de me retourner vers lui, mais je résistai avec fureur. Je n'avais pas envie de lui parler en ce moment.


- J'veux Loïk, grognais-je simplement.
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William Stark

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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Mar 31 Jan 2017 - 21:22

J'étais tombé immédiatement amoureux de Diana, lorsque je l'avais vu se battre contre les truands qui avaient essayé de s'en prendre à elle. Son air décidé, ses yeux remplis de fureur et surtout sa rage de vivre m'avait complétement renversé. La même semaine, je la courtisais et m'entraînais avec elle et celle d'après, je demandais sa main à son père. Et pendant toute la durée de notre mariage, j'étais resté fidèle, l'aimant et la laissant faire ce qu'elle voulait. Et lorsque mon enfant naquit, je fus charmé par ce dernier. Et l'idée de le perdre ainsi que sa mère, me remplissait de terreur.



- Pas moi, cracha ma femme.



Sa voix, ces mots résonnaient dans ma tête. Mon coeur se brisa, en un millier de morceaux. Diana se retourna, dos à moi, en s'enroulant dans les couvertures. La fraîcheur de la chambre me fit frissonner. Je glissai une main aimante dans son dos, je voulais qu'elle retire ses paroles. Je voulais qu'elle se retourne et m'aime.



- Si tu veux du sexe, va voir ta maîtresse, dit-elle, d'un ton dur. Trop dur.



Ma maîtresse? Pardon?! Je n'avais jamais eu d'amante, jamais je n'en aurais! La seule qui avait partagé ma couche était Diana et elle serait l'unique dans mon coeur et mon lit! Je posai ma main sur l'épaule de mon épouse, tentant de la retourner vers moi, mais elle résista. La moutarde me montait au nez, elle n'avait pas le droit de me traiter ainsi.



- J'veux Loïk, lâcha Diana.



Je descendis du lit, avant de me planter devant elle. Mon regard brisé et blessé se planta dans le sien. Elle était tellement égoïste, ne pensant qu'à elle. Pourtant, c'était elle qui avait mit Loïk en danger, elle qui avait tué la pauvre fille. Et malgré tout, je l'aimais d'un amour pur, pour elle, pour notre famille.



- Loïk est en sécurité, dis-je d'un ton dur. Tu peux dormir seule, je vais aller dormir avec lui.



Je tournai le dos à mon épouse, me dirigeant vers la porte. Je posai ma main sur la poignée, avant de me retourner vers elle, des larmes coulant sur mes joues. Je pris ma ceinture d'armes et ma tunique.



- Loïk n'est plus dans sa nurserie, je l'ai fait déplacé, dis-je. Je n'ai jamais eu et jamais voulu de maîtresse, tu as toujours été la seule qui importe dans mon coeur et ma vie. Lorsque tu seras prête à croire que je t'aime et prête à enfin vivre une vraie vie de famille avec moi, trouve-moi.



Sur ces mots, je revêtis ma tunique et ma ceinture par-dessus mon pantalon. Je tournai le dos à Diana, avant de lui lancer un dernier regard amoureux et m'enfonçai dans le corridor, la tête basse. Je plongeai dans un dédale de corridors, avant d'arriver à une petite porte de bois. J'ouvris la porte et trouvai ma vieille septa Glenda, qui berçait mon fils. Le berceau, qui avait été mien il y a un temps, était près d'un lit de camp. Glenda berçait Loïk dans une chaise berçante en bois. Elle finit par se lever et me remettre mon fils. Je pris place dans la chaise et me mis à bercer mon enfant.



- Il devrait avoir ses deux parents, sire, dit Glenda.



- Je sais, dis-je, blessé. Mais sa mère ne m'aime plus ou ne m'a jamais aimé.
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Diana Stark
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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Sam 11 Fév 2017 - 20:29

J'avais mal. Ne le voyait-il pas? Je voulais simplement qu'il reste à mes côtés, en silence, et qu'il me serre dans ses bras en me rassurant. Je ne voulais pas me faire dire que j'allais rester au lit. Je n'étais pas faible, j'étais capable de porter un enfant comme toutes les autres femmes. Je n'étais pas faible. Quand allait-il le comprendre? Pourtant notre première rencontre avait eu lieu au beau milieu d'un combat, il devrait comprendre que j'étais une battante et non une lâche. Je l'aimais. Plus que ma propre vie. Mais lorsqu'il agissait ainsi à mon égard, j'avais simplement envie de lui asséner un bon coup sur la tête avec le talon de ma botte.


Je relevai alors le regard, sentant une présence face à moi. Mon époux se tenait debout devant moi. Son regard me fit de la peine. Je savais que je le blessais lorsque je faisais mes petites crises, mais je ne les contrôlais pas, ce n'était tout de même pas de ma faute !


- Loïk est en sûreté, gronda William d'un ton glacial que je ne lui connaissais pas. Tu peux dormir seule, je vais aller dormir avec lui.


Il était sérieux là? Il allait me laisser seule après ce qui venait d'arriver? Il ne tenait pas réellement à ma vie alors... Il tourna alors les talons, se dirigeant vers la porte. Sa main se posa sur la poignée, mais elle ne l'ouvrit pas. Je restais en petite boule dans le lit, n'osant même plus croiser son regard. Notre mariage semblait voué à un total échec. 


- Loïk n'est plus dans sa nurserie, je l'ai fait déplacé, dit Will, un hoquet dans la voix. Je n'ai jamais eu et jamais voulu de maîtresse, tu as toujours été la seule qui importe dans mon coeur et dans ma vie. Lorsque tu seras prête à croire que je t'aime et prête à enfin vivre une vraie vie de famille avec moi, trouve-moi.


Je me redressai vivement alors qu'il fermait la porte derrière lui. Je poussai un fort juron, avant de me lever et de partir à pas furtifs à sa suite. Comment pouvait-il oser dire ça? J'avais failli mourir pour vivre ici, pour être avec lui. J'avais quitté toute ma famille pour être là. Je ne pouvais pas croire que c'était réellement ce qu'il pensait de mes intentions à son égard. 


Mes pas étaient si légers, mon époux ne se rendit jamais compte que je le suivais. Il entra dans l'une des chambres d'invités et la referma derrière lui. Je m'y accotai, afin d'entendre ce qui s'y passait. 


- Il devrait avoir ses deux parents, sire ! s'exclama alors la nourrice de mon fils.


- Je sais, mais sa mère ne m'aime plus ou ne m'a jamais aimé, répondit William d'une voix triste.


Je me mordis la lèvre inférieure, alors que les larmes emplissaient mes yeux. Était-ce réellement ce que je dégageais aux yeux de mon tendre époux? Je lui donnais l'impression de ne pas l'aimer? Je m'accroupis afin de rendre le peu que j'avais mangé au repas. Le bruit dut attirer l'attention de Glenda, puisqu'elle ouvrit la porte.


- Milady ! s'exclama-t-elle en s'agenouillant près de moi.


- Je vais bien, soufflais-je avec difficulté.


Je me saisis tout de même de sa main afin de m'aider à me relever. J'entrai dans la petite chambre alors qu'elle partait à la recherche de servantes pour ramasser ce que j'avais laissé au sol. Je tentai un bref sourire en direction de mon mari.


- Désolée si je te donne l'impression de pas t'aimer, avouais-je. J'veux que tu saches que c'est pas le cas. Je t'aimais, je t'aime, et ça va continuer jusqu'à ma mort.


Je jetai un regard rempli de larmes vers mon fils, puis je tournai les talons. Je tombai nez à nez avec le grand mestre.


- Couchez-vous, Lady Stark.


Je pris place sur le petit lit de fortune, sachant très bien que je ne pourrais plus quitter cette pièce. J'avais la tête basse.
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William Stark

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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Mer 14 Juin 2017 - 20:27

Je n'étais pas un homme émotif, mais l'idée de penser que la femme que j'avais épousé et que j'aimais, ne m'aime pas en retour; me rendait si triste. Je continuais de serrer mon fils contre moi. Il était tout mon monde, mais il avait autant besoins de moi, que de sa mère. J'avais aussi besoins de Diana, je l'aimais plus que tout, plus que moi-même.



Un son étrange, derrière la porte, attira mon attention et celle de la nourrice. Cette dernière ouvrit la porte, je vis mon épouse dans l’entrebâillement, accroupie. Clodisia, la nourrice, tendit sa main à sa Lady, qui finit par se laisser aider. Alors que Diana entrait dans la chambre, je vis une flaque sur le placher de bois, elle avait été malade. C'est alors que nos regards se croisèrent et elle tenta un petit sourire.



- Désolée si je te donner l'impression de ne pas t'aimer, chuchota-t-elle. J'veux que tu saches que c'est pas le cas. Je t'aimais, je t'aime et ça va continuer jusqu'à ma mort.



Mon coeur se serra, je me sentis encore plus misérable et stupide. Ce qui m'empêchait de me mettre à chialer était la présence de mon garçon dans mes bras. Les yeux noisettes pleins de larmes de ma femme se dardèrent sur Loïk, avant que cette dernière ne se tourne sur elle-même et tombe face à face au Grand Mestre.



- Couchez-vous Lady Stark, exigea-t-il de sa vieille voix.



Diana s'assit sur le petit lit, la tête basse. Je me levai, posai Loïk dans la bassinette près du lit et m'agenouillai devant elle. Je relevai son visage, avant de caresser ses joues douces et humides de larmes. Je ne savais que dire, c'était ma faute. J'étais distant et tout ce qui m'importait était la santé et le bien-être de mon fils et ma femme.



- Diana... chuchotai-je. Je... Je t'aime, depuis toujours et pour toujours.



Je me levai vers elle et l'embrassai amoureusement. À côté de nous, Loïk poussa un doux gloussement heureux, son premier depuis sa naissance. Mes yeux se remplirent de larmes de joie, alors que je le cueillais doucement et que je m'asseyais près de ma douce. Je posai un doux bisous sur la tête de mon enfant et un autre sur le petit ventre de Diana.



- Nous allons être une vraie famille, dès ce soir, dis-je, heureux.
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Diana Stark
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MessageSujet: Re: Parents à temps plein   Sam 24 Juin 2017 - 15:00

J'avais terriblement mal. Comment avions-nous pu en arriver là ? William avait été tellement distant avec moi, à cause de mes crises, que ça n'avait fait que ruiner notre couple, voir même notre famille. Je savais bien qu'il dirigeait Winterfell, même le Nord au complet, mais je n'avais jamais aimé diriger, et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer. Je ne voulais qu'une vie normale, dans laquelle je pouvais être la femme que j'étais réellement, sans me faire mettre de côté pour des foutus devoirs. Je savais que ma demande était impossible. Mon époux aurait toujours des devoirs à accomplir, des voyages à faire ainsi que des guerres à mener. Mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir délaissée, et seule. Je n'avais personne ici pour moi, excepté mon mari et mon fils. Si seulement les femmes du Nord ne me jugeait pas autant, et qu'on me laissait la chance de les approcher. Mais non. J'étais la fille du roi, et elles avaient tellement peur de perdre leur tête. Mais je n'étais pas comme ça, au contraire, j'étais plus que pacifique. Certaines disaient même que j'avais ensorcelé William pour faire de lui mon époux et ainsi contrôler le Nord. Comme si j'étais capable de faire pareille chose... 


Alors que je tentais de diminuer mes larmes, car cela n'était pas digne d'une Lady, mon époux s'agenouilla devant moi. Mon fils était de nouveau dans son berceau, et ne semblait pas se soucier du tout de la situation. Tant mieux. Je ne voulais pas qu'il soit élevé dans la chicane et avec l'impression que ses parents ne s'aimaient pas. Mon regard croisa celui de mon amoureux, alors que ses mains caressaient mes joues humides avec tendresse. Il devait se poser la même question que moi: comment en étions-nous arrivés là ? 


- Diana... murmura mon homme. Je... Je t'aime. Depuis toujours et pour toujours. 


Je hochai doucement la tête de haut en bas. Je savais qu'il m'aimait. Le problème n'était pas les sentiments, mais bien notre façon d'agir en tant que couple. C'est alors que Will se leva afin de poser ses lèvres contre les miennes. Aussitôt, mes larmes cessèrent de couler. Loïk poussa un petit gloussement qui me fit rire, alors mon époux alla le chercher, afin de l'approcher de moi. Ses lèvres se posèrent alors contre mon petit ventre arrondi.


- Nous allons être une vraie famille, dès ce soir, annonça-t-il d'un ton beaucoup plus jovial. 


Je tendis les bras devant, et William y déposa mon fils. Je le serrai contre mon coeur avec bonheur. Je savais que j'avais quelques problèmes mentaux, et qu'il n'y avait rien à faire pour les régler. Mais je ne voulais pas être éloignée de ma famille pour autant. Je voulais en faire partie. 


Alors que je cajolais doucement Loïk, mon mari se faufila au travers mes cheveux afin de caresser mon cou de ses lèvres. Je frissonnai, avant de me retourner vers lui et d'embrasser ses lèvres.


- Je veux une fille... lui soufflais-je alors. Et je veux l'appeler Olivia. 


Je posai un baiser contre le front de mon fils, avant d'aller le reposer dans son petit lit. Je revins ensuite vers mon mari, grimpant sur ses cuisses. 


- Je t'aime... Et je ne veux pas que tu penses autrement.
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