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Game of Thrones
 
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 Une épopée amoureuse

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Marcus Tully

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MessageSujet: Une épopée amoureuse   Dim 15 Mai 2016 - 14:05

Je ne pus m'empêcher de gémir en sentant les rayons chauds et réconfortant du soleil sur mon visage. Bien sûr, j'adorais les journées ensoleillés. Cependant, elle m'empêchaient de faire le grâce matinée. Mais il n'était pas le seul à m'en empêcher. Il y avait aussi ma mère, martelant ma porte afin que je me lève. Pourquoi encore? Je voulais dormir, il n'y avait rien de difficile à comprendre pourtant. Je poussai un puissant soupir, me saisissant d'une dague sur ma table de nuit et la lançant contre la porte de bois. Elle s'y enfonça violemment, et ma mère arrêta aussitôt son manège. Elle avait compris le message. Mais je n'entendis pas ses pas quitter les lieux. Habituellement, on me fichait la paix parce que j'étais le plus jeune et que je n'avais pas vraiment de responsabilités. Je gémis une nouvelle fois, me retournant dans mon lit. Je me retrouvai aussitôt dans les bras chauds et réconfortants de mon amoureux. Je me blottis contre son corps nu, posant un tendre baiser contre son torse. Heureusement que personne n'entrait dans ma chambre sans permission, sinon Jake n'aurait plus de tête depuis longtemps. 


- Je veux que tu sois dans la salle à manger dans vingt minutes, lança alors ma mère au travers la porte. 


Je poussai un autre soupir, alors qu'elle s'éloignait en claquant ses petits talons au sol. Mais que me voulait-elle ? Personne ne me dérangeait jamais. En espérant qu'on avait pas de visite en route. Je détestais devoir faire des fausses politesses. 


Je relevai lentement la tête, croisant le regard marine de l'homme de ma vie. Je lui souris moqueusement, avant de prendre le dessus et de grimper à califourchon sur lui. Je me penchai afin de lui voler un long et langoureux baiser. Habituellement, je ne le laissais pas venir dans ma chambre, de peur de me faire prendre. Mais lui, il s'en fichait. Il voulait être avec moi, qu'il disait. Et il était prêt à tout risquer pour ça. Et bon... parfois il réussissait à me « convaincre » avec des caresses. Comme la nuit dernière. Je mis fin au baiser à regret. Et dire que j'avais prévu faire l'amour ce matin... Ma mère avait gâché tous mes plans. Je lui volai un autre baiser, avant de me lever et de me diriger vers mon coffre. Je me saisis d'un pantalon brun, que j'enfilai rapidement. Je commençai à le lacer, mais deux bras m'encerclant par derrière m'en empêchèrent. Je fermai les yeux, me mordant la lèvre inférieure. 


- Je dois y aller, murmurais-je d'une voix rauque. 


Je me retournai dans ses bras et m'y blottis. Je détestais le laisser seul. J'avais toujours peur de ne jamais le revoir. Vingt minutes, hein? J'avais bien le temps de lui faire une petite gâterie. Je relevai la tête et m'emparai de ses lèvres avec amour et passion. Puis, lentement, mes baisers descendirent dans son cou, puis sur son torse, puis contre son bas-ventre, et je m'agenouillai devant lui. Mes mains se posèrent violemment contre ses cuisses, alors que mes baisers descendaient vers son membre. J'arrivai alors pour embrasser son gland...


- MARCUS! cria soudainement la voix de mon père. 


Je sursautai si violemment que je tombai assis au sol. Mon regard s'écarquilla alors que j'entendais mon père essayer d'ouvrir la porte. Elle était barrée, mais il avait la clé. Je me relevai rapidement, saisissant la main de mon amant et me dirigeant vers une armoire. Je l'ouvris. Je me dépêchai à lancer des vêtements au sol, afin qu'il puisse y entrer. Sans dire un seul mot je l'obligeai à se cacher, et je lui volai un dernier baiser avant de refermer la porte. Au même moment mon paternel entra, visiblement en colère. 


- T'avais cinq minutes, me gronda-t-il alors. CINQ MINUTES. 


Je haussai un sourcil. Ma mère avait dit vingt... Je ne répondis rien, de peur qu'il s'avance vers moi et qu'il entende mon amoureux respirer. 


- Finis de t'habiller et viens-t-en, dit-il alors d'un ton plus doux. On t'attend. 


Je hochai doucement la tête de haut en bas, alors qu'il refermait la porte derrière lui et qu'il quittait. Je poussai un soupir de soulagement, ouvrant aussitôt l'armoire. Je regardai Jakob, l'air piteux.


- Désolé, soufflais-je.
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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Dim 15 Mai 2016 - 16:35

Le soleil venait à peine de se lever, j'étirai mes jambes avec paresse. Normalement, je devais être à l'écurie, mais mon apprenti, Garett, m'avait supplié de le laisser se charger de nourrir les chevaux ce matin. Je tournai la tête vers Marcus, qui essayait de se réveiller. Une série de coups sec se fit entendre, contre la porte barrée de la chambre de mon amant. Marcus poussa un soupir, aggripa une dague, qui traînait sur sa table de nuit et la lança brusquement en direction de la porte. Les coups cessèrent.


- Je veux que tu sois dans la salle à manger dans vingt minutes, fit la voix aigue de Lady Tully.


Mon amant poussa un autre soupir, alors que sa chère maman repartait d'où elle venait. Son regard croisa le mien, un sourire moqueur illumina son visage et mon amour grimpa à califourchon sur moi. Il posa ses lèvres contre les miennes, en un long baiser langoureux. Aujourd'hui était l'une des rares fois, où Marcus me laissait monter à sa chambre, le pauvre avait trop peur que l'on se fasse prendre et que je perde ma tête. Je n'avais qu'à le faire frissonner un peu sous mes caresses, pour qu'il accepte. Mon amant me vola un baiser rapide sur les lèvres, avant de sauter du lit et de se diriger vers son coffre. Il en sortit une paire de pantalons bruns, qu'il enfila rapidement. C'est au moment où il laçait ce dernier, que je me glissai silencieusement derrière lui et glissai mes bras autour de sa taille, l'empêchant de finir son ouvrage.


- Je dois y aller, fit Marcus, d'une voix rauque.


Mon amoureux se retourna dans mes bras et se blottit contre moi. Son visage se releva vers le mien et ses lèvres se pressèrent contre les miennes. Avec douceur, ses baisers voyagèrent dans mon cou, sur mon torse et enfin contre mon bas ventre. Ohhh lala! Un doux frisson s'empara de moi et une douce chaleur voyagea dans mon corps. Marcus se mit à genoux devant moi, ses mains se posant avec force sur mes cuisses et ses baisers s'approchaient dangereusement de mon sexe. Ses lèvres allaient embrasser mon gland lorsque....


- MARCUS, cria la voix forte de Lord Tully.


Mon amoureux sursauta et tomba les fesses au sol. Un son fit remonter mon coeur dans ma gorge, celui de la poignée de porte qui tournait. Le père de mon amant essayait d'ouvrir la porte, il avait la clé, donc le fait qu'elle soit barrée ne me protégerait pas longtemps. Marcus se releva, prit ma main, se dirigeant vers une armoire, qu'il ouvrit et me poussa à l'intérieur. Mon amoureux me vola un dernier baiser, avant de fermer la porte. Lamentable, me voila cacher dans une armoire, comme un pauvre amant interdit. Oh c'est vrai, c'était ce que je suis!


- T'avais cinq minutes, gronda le père. CINQ MINUTES.


Je ne voyais pas mon amoureux, mais je sentais qu'intérieurement, il espérait que son père n'avance pas plus dans la chambre. Lord Tully ordonna à son cadet de finir de s'habiller et de descendre. Puis quelques secondes et un soupir de soulagement plus tard, le regard piteux de Marcus croisait le mien.


- Désolé.


J'attirai son visage à moi et pressai mes lèvres contre les siennes, en un baiser fiévreux. J'aurais voulu passer l'avant-midi au lit avec lui, sentir sa peau frissonner sous mes caresses et l'entendre gémir dans mon oreille. Mes mains, qui reposaient sur sa nuque, glissèrent sur son torse, jusqu'aux lacets de son pantalon. Je le laçai doucement, avant de baiser le creux de son cou.


- Va, murmurais-je. Ne le fais pas attendre. Je vais t'attendre à l'écurie, dans notre coin secret.


Je lui fis un clin d'oeil coquin, sachant qu'il savait dans quel coin je parlais. Notre première fois avait eu lieu dans une stalle, celle du fond dans l'écurie. Je reposai mes lèvres sur les siennes, avec passion.


- Je t'... Rejoins-moi, soufflais-je.


J'allais lui dire que je l'aimais, mais je ne savais pas aimer. Je sortis de l'armoire, revêti mes vêtements et mes bottes, me dirigeai vers la fenêtre et descendis le mur. Je m'aggripai aux pierres et aux plantes grimpantes.



***


La journée avait presque passé, j'avais passé cette dernière avec un nouvel animal. Ce serait le nouveau cheval de Lord Tully. Comme je mettais la nouvelle bête dans sa stalle, une voix se fit entendre.


- Jake...
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Marcus Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Lun 16 Mai 2016 - 9:49

Il n'écouta pas mes excuses. Au fond, il savait pourquoi je faisais ça. Même si lui ça ne lui faisait pas peur, il en restait que moi je ne pourrais pas vivre sans lui. Encore moins si je savais qu'il avait perdu la tête par ma faute. Je ne m'en remettrais jamais. En fait, je savais déjà que je me suiciderais. Je serais totalement incapable de vivre sans mon amour. Il était absolument tout pour moi. Il représentait ma vie. C'était grâce à lui que je dégageais une aussi belle joie de vivre. Lui, et uniquement lui. Je l'aimais, et ce du plus profond de mon être. Malheureusement, le fait de devoir cacher cette relation à mes parents ne me permettait pas de vivre ma relation à fond, et je me sentais parfois stupide. Devais-je leur dire ? Ou alors devais-je m'enfuir et ne plus jamais revenir? J'étais incapable de décider ce que je devais faire. Mais je savais que si je voulais l'aimer, je ne pouvais pas rester ici.


Ses mains se saisirent alors de mon visage avec tendresse et elles le rapprochèrent du sien avec d'embrasser passionnément mes lèvres. J'eus encore plus envie de rester avec lui, de le caresser, de lui faire du bien, de l'aimer. Lentement, ses doigts descendirent le long de mon corps, pour se rendre jusqu'à mes lacets. Je fermai les yeux, m'attendant à ce qu'il baisse mon pantalon, mais il n'en fit rien. Au contraire, il les laça avec une douceur infinie, ce qui me donna envie de soupirer. Je détestais avoir des devoirs. J'aurais préféré pouvoir simplement aimer toute ma vie, sans n'avoir rien d'autre à faire. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Je retins mon souffle tandis que les lèvres de Jake se posaient au creux de mon cou. 


- Va, me chuchota-t-il au creux de l'oreille. Ne le fais pas attendre. Je vais t'attendre à l'écurie, dans notre coin secret.


Je lui souris piteusement, alors qu'il tentait de m'aguicher d'un clin d'oeil. Il n'était pas normal de devoir aimer son homme dans la stalle d'une écurie. Mais nous n'avions pas le choix. De toute façon, ce lieu était beaucoup trop important pour moi. C'était là où j'avais perdu ma virginité, et pas de n'importe quelle façon. Je l'avais perdue par l'homme que j'aimais plus que tout. Le problème ne se trouvait pas uniquement dans cette écurie...


Ses lèvres s'attaquèrent de nouveau aux miennes, me faisant frémir. Je donnerais tout en ce moment afin de pouvoir rester avec lui pour l'éternité. 


- Je t'... commença soudainement mon amant. Rejoins-moi.


Je ne répondis rien. Jamais il n'avait réussi à dire qu'il m'aimait, et ce n'était probablement pas aujourd'hui que ça allait commencer. De toute manière, je savais fort bien que les sentiments étaient présents. Les mots ne servaient donc à rien. Je le regardai se vêtir et ensuite se diriger vers la fenêtre pour quitter. Une fois qu'il ne fut plus visible, j'allai revêtir une tunique d'apparat noire ainsi qu'une paire de bottes assortie. Si mon père était aussi énervé, cela ne pouvait signifier qu'une seule et unique chose: on avait de la visite. 


Je sortis rapidement de ma chambre et descendit à l'étage afin de me rendre dans la salle à manger. Je passais parmi des corridors finement décorés au blason de ma maison. Jamais je n'avais compris la signification de toutes ces choses. À mon avis, cela ne servait qu'à occasionner des conflits ou alors de fausses alliances. 


Une fois rendu sur les lieux du rendez-vous, je fus surpris de voir Lord Frey assis à table avec ma famille. Je fronçai les sourcils, mais Amara, ma soeur, me fit un discret signe de la main afin que je vienne m'asseoir à ses côtés sans histoire. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait. Mes frères me regardaient tous moqueusement, tandis que ma mère avait l'air piteuse. Décidément, je ne comprenais rien. Pourquoi agissaient-ils ainsi à mon égard. Ce n'était pas dans leurs habitudes. Malgré tout, j'allai prendre place sur ma chaise habituelle, tentant d'arborer le sourire qui flottait habituellement sur mes lèvres. Quelque chose d'étrange flottait dans l'air, et je savais que quelque chose se tramait dans mon dos. Simplement, je n'arrivais pas à trouver qu'est-ce que c'était exactement. Je mis ma main sur ma fourchette, tentant de ne fixer que la nourriture dans mon assiette afin d'éviter de parler et de partir d'ici le plus rapidement possible. Malheureusement pour moi, mon père remarqua ce geste et se racla la gorge afin de m'en avertir. Je relevai mon regard bleu vers le sien, plutôt sévère.


- Tu ne dis pas bonjour à Lord Frey? me demanda-t-il sur un ton de reproches.


- Bonjour Lord Frey, répondis-je machinalement. Soyez le bienvenue à Vivesaigues, votre présence nous importe énormément. J'espère que vous avez fait bonne route, et que la mauvaise température de ces derniers jours ne vous a pas importuné.


Sans émotion, comme un soldat. Voilà comment j'avais parlé. Bien sûr, je ne pensais pas un mot de ce que je venais de dire. Les fausses politesses. Je détestais. Je me saisis de nouveau de ma fourchette, pensant qu'on allait me ficher la paix, mais non. 


- Tu pourrais aussi t'introduire à ta future épouse, mon fils, siffla mon père entre ses dents.


- À MA QUOI? hurlais-je malgré moi.


Sans même m'en rendre compte, je m'étais levé, assénant mes deux mains contre la table de bois. Jamais je n'étais en colère. Sauf lorsqu'on planifiait ce genre de chose dans mon dos. Il y avait un silence de mort qui régnait dans la pièce, tous les yeux étaient rivés sur moi. Je savais bien que j'avais dépassé les bornes, que mon attitude n'était pas celle du fils d'un seigneur, mais j'en avais rien à foutre. Mes parents ne pouvaient pas me promettre à une quelconque dame s'en même m'en parler d'abord. Surtout que je n'aimais pas les femmes. Je ne voulais pas me marier par devoir, mais bien par amour. Mes yeux firent rapidement le tour de la table, afin de trouver la femme à qui on voulait me donner. Je tombai bien rapidement sur une jeune femme, qui semblait trouver la situation aussi déplaisante que moi. 


- Je... Je refuse, balbutiais-je d'une petite voix. 


Je poussai ma chaise au sol avant de m'enfuir vers le hall. Je pus entendre ma mère hurler mon nom, mais je ne me retournai pas. Je ne voulais plus la voir. Pas après ce qu'elle m'avait fait. Jakob. C'était la seule personne que je voulais voir en ce moment. Était-il déjà au courant? Était-ce pour ça qu'il avait tenu à passer la nuit avec moi, dans ma chambre? Parce qu'il savait que c'était la dernière? Les larmes commencèrent à envahir mes yeux. J'avais mal. Je courus à en perdre haleine jusqu'à l'écurie, dans laquelle j'entrai. À cette heure, je savais que son apprenti était à la rivière, en train de puiser de l'eau. Nous serions donc tranquille. Je me stoppai dans l'allée principale, le voyant au loin.


- Jake... lançais-je, un sanglot dans la voix.


Je savais que ma détresse allait le mettre en alerte. Alors que je me mettais à courir, il sortit de la stalle. Je me jetai avec désespoir dans ses bras, tentant de retenir mes larmes. J'étais un homme, je ne devais pas me laisser emporter. Je plantai un regard mouillé dans le sien, avant de l'embrasser à pleine bouche. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine, et ce pour plusieurs raisons. 


- Prends-moi, soufflais-je entre deux baisers.


Je le fis reculer jusqu'à la dernière stalle: notre stalle. Je l'y fis entrer, avant de le pousser violemment contre le mur de bois. Je mis alors fin à nos baisers, me contentant plutôt de me perdre dans ses yeux marines. Je voyais bien l'interrogation dans son regard, mais j'étais incapable de parler, incapable de lui dire. De toute façon, ce mariage n'aurait pas lieu. J'allais faire toutes les menaces que j'étais capable pour l'empêcher. Jamais je ne rendrai une femme aussi malheureuse, et c'était exactement ce qu'elle allait être à mes côtés. Car je serais incapable de l'aimer, incapable de lui donner un enfant.


- Prends-moi, répétais-je plus sérieusement.


Mes mains commencèrent alors à titiller le lacet de son pantalon, afin de lui donner envie. J'allais lui faire l'amour. Ensuite, nous allions nous enfuir.
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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Mer 25 Mai 2016 - 22:27

J'entendis Marcus se mettre à courir en ma direction, je sortis de la stalle, afin d'aller voir ce qui se pssait. Mon amant se lança dans mes bras, comme si c'était la fin du monde et qu'il nous restait que quelques heures à vivre. Marcus leva un regard humide vers le mien et m'embrassa à pleine bouche. Je sentais son coeur se débattre dans sa poitrine, collée contre la mienne.


- Prends-moi, m'implora-t-il, entre deux baisers amoureux.


Mon amant me fit reculer dans la stalle, me poussant avec violence contre le mur. Ses baisers cessèrent, plongeant son regard se plongeant dans les mien. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je voulais qu'il me dise ce qui le troublait, je voulais lui dire que tout irait bien.


- Prends-moi, me répéta Marcus.


Ses mains étaient déjà sur mon lacet, en train d'essayer de le défaire. Je regardais ses mains jouer avec mon lacet, je relevai mon regard, sans aucune émotion. Je plongeai mes yeux bleus nuit dans les siens, avant de repousser ses mains.


- Je ne te ferai pas l'amour si tu me cache quelque chose, dis-je fermement.


Pour appuyer mes dires, je reserrai les lacets de mon pantalon. Je ne repoussai pas mon amant, au contraire, je le serrai dans mes bras. Bientôt, mes mains entourèrent son beau visage. Je posai mes lèvres contre son front, en un baiser rassurant.


- Dis-moi ce qui se passe, exigeais-je, tendrement. On s'est promis de tout se dire, Marcus, parles-moi.


Je ne le demanderais pas deux fois. Je savais aussi, que j'étais le seul à pouvoir exiger quelque chose de Marcus Tully. Et si il ne me parlait pas, je n'avais qu'à disparaître. Il n'y avait qu'une chose que j'exigeais de mon amant, c'était qu'il me dise tout.


- Je te propose un marché, dis-je, séducteur. Parles-moi et je te fais passer le meilleur moment de ta vie.


Avec un regard intense, je me mis à jouer avec les lacets et les défaire avec douceur. Je posai mes lèvres dans son cou, caressant la peau sensible de sa nuque. J'ouvris son pantalon, avant de faire glisser mes mains sur ses fesses musclées et les pressai doucement.
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Marcus Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Mar 7 Juin 2016 - 15:37

Je devais sécher mes larmes. Il me connaissait. Il savait que je n'allais pas bien. Je ne pleurais jamais. Encore moins en sa présence. Car je n'avais aucune raison de le faire. J'étais bien avec Jake. J'avais toujours été bien avec lui. Et j'avais toujours pensé que je serais bien. Jamais je n'aurais cru que mes parents auraient arrangé un mariage dans mon dos, contre mon gré. Ce n'était pas du tout leur genre. Mon comportement était probablement louche. J'étais le seul des Tully à ne jamais ramener de femme dans sa chambre. Nan. Moi, je ne ramenais qu'une seule personne, et c'était un homme. Amara le savait. Pourquoi ne m'avait-elle pas défendu? Et mes frères. Je venais complètement de perdre la face devant eux. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils partent tous à ma recherche. Ma soeur tenterait de les éloigner de l'écurie, mais moi je voulais qu'ils viennent ici. Je voulais qu'ils me voient avec Jakob. Je voulais qu'ils voient ce que c'était que d'aimer réellement, et non par devoir. Je ne comprenais même pas à quoi leur servait ce mariage. Ils étaient déjà amis avec Lord Frey, et leurs affaires allaient plutôt bien. Alors pourquoi?


Je continuais à jouer après son lacet, la tête basse. Je voulais lui donner envie. Avec chance, son désir allait prendre le dessus sur son amour. Il oublierait mes larmes et tout irait bien. De toute façon, s'il apprenait que j'étais promis, il me ferait la morale et me dirait probablement de faire mon devoir. Mais je me fichais complètement de mon devoir. Je n'avais pas demandé à naître fils de Lord. J'en avais rien à foutre de toutes ces richesses qui m'entouraient. Je voulais Jake, et uniquement Jake. C'est alors qu'il repoussa mes mains. Je relevai le regard, faisant mon possible afin de retenir mes larmes. Son regard était doux, compréhensif. Je le voyais rarement dans un tel état. 


- Je ne te ferai pas l'amour si tu me caches quelque chose, dit Jake brusquement.


Les larmes. Je devais les retenir. Elles ne devaient pas couler. Son ton avait été ferme. Jamais il ne me parlait ainsi. J'avais mal. Mais je savais que je nous faisais du mal en lui cachant ainsi la vérité. Mais pour mes plans, cette vérité n'avait aucune importance. Il ne me servait à rien de lui faire du mal si je m'enfuyais avec lui. Que nos têtes soient mises à prix? Je m'en fichais. Si on ne pouvait pas s'aimer ici, on allait le faire ailleurs. Pour moi, c'était aussi simple que ça. En même temps, j'étais incapable de lui mentir. 


Lentement, Jake relaça son pantalon, avant de m'attirer dans ses bras, comme pour me protéger. Les larmes. Elles ne devaient pas couler. Je pris une grande inspiration alors qu'il se saisissait de mon visage à deux mains. Ses lèvres se posèrent alors avec délicatesse contre mon front. J'avais encore plus envie d'éclater en sanglots. Me retenir. Je devais me retenir. 


- Dis-moi ce qui se passe, me demanda-t-il d'une voix tendre. On s'est promis de tout se dire Marcus, parle-moi.


J'avalai de travers. Je savais que j'étais en tord en ce moment. J'étais en tord auprès de ma promise, de mes parents, de mes frères et soeurs, de Lord Frey, et de Jake. J'avais fait une gaffe d'enfant, et malheureusement elle n'était pas réparable. Lord Frey annulerait tout contact entre nos deux maisons, et ce serait totalement de ma faute. 


- Je te propose un marché, avança alors mon amoureux. Parle-moi, et je te fais passer le meilleur moment de ta vie.


Mon regard toujours plongé dans le sien, je me mordis la lèvre inférieure alors que je sentais ses mains s'amuser sur mon lacet. Je savais que je ne l'aurais pas si je ne lui parlais pas. Jake avait un trop grand contrôle sur ses pulsions, contrairement à moi. Lorsqu'il commençait, j'étais incapable de résister à ses caresses. Le contraire était faux. Je ne pus m'empêcher de gémir lorsque ses lèvres se posèrent contre la peau si sensible de mon cou. Il connaissait la moindre de mes faiblesses, et il les utilisait afin d'obtenir ce qu'il voulait. Alors, ses mains réussirent à se faufiler jusqu'à mes fesses afin de les saisir fermement. HAAAAAAAAAAAAAA merde. J'avais trop envie de lui. J'ouvris la bouche pour parler, mais j'en fus incapable. Je perdis la force qui me tenait debout et j'éclatai en sanglots. Heureusement que j'étais déjà dans les bras de mon amant. Il me retint avec tendresse, probablement content d'avoir gagné. 


Après plusieurs secondes, je glissai mes mains derrière son cou afin d'aller me saisir de ses lèvres. J'avais simplement besoin de réconfort. Pas de dire la vérité. Mais je savais que si je ne parlais pas, il allait partir et me laisser seul dans mes larmes. Je n'avais pas le choix. 


- Mes parents m'ont promis à la fille de Lord Frey, murmurais-je avec difficulté. Je... J'ai... J'ai refusé. 


Je pris une grande inspiration afin de me calmer. Je mis tout mon poids dans les bras de Jakob afin de le faire tomber au sol, par-dessus moi. La paille amortit le choc. Je glissai ma main dans les cheveux de mon amant, un sourire triste aux lèvres. Mais j'avais le regard détourné. Je ne voulais pas voir son visage. Je ne voulais pas voir sa réaction. 


- Partons, soufflais-je d'une voix à peine audible. C'est toi que j'aime, et c'est avec toi que je veux être. Le reste je m'en fiche. 


Mes lèvres allèrent embrasser les siennes avec une passion démesurée. Je pouvais entendre mon père crier mon nom, mais je ne voulais pas quitter Jakob. Je voulais qu'il comprenne ma réaction. Je voulais qu'il comprenne que j'aimais déjà, et que je ne voulais pas en être séparé. Je retirai la tunique de mon amoureux, puis je passai mes mains contre son torse parfait. Lui. C'était lui que je voulais. Mais son silence m'inquiétait. 


- Parle-moi, ou prends-moi, ordonnais-je alors.
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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Mar 21 Juin 2016 - 0:12

Contre moi, je sentais son coeur se mettre à se débattre. Je le sentis ouvrir la bouche, pour dire quelque chose, mais au lieu de me dire ce qui se passait, Marcus se mit à sangloter. Ses genoux lâchèrent, une chance que je le tenais contre moi, ou il s'écrasait sur le sol.


Quelques longues secondes passèrent, mon amant passa ses bras autour de mon cou et pressa ses lèvres contre les miennes. Au travers du baiser, je sentais que tout ce qu'il voulait était d'être rassuré, mais si je n'avais la vérité, je partirais.


- Mes parents m'ont promis à la fille de Lord Frey, pleura-t-il. Je... J'ai... J'ai refusé.


Oh. Ok. Depuis le moment où j'avais posé les yeux sur Marcus Tully, je savais qu'un jour, il devrait épouser une femme. J'avais fait la paix avec cela. Malgré tout, cela me faisait mal. Dans mes bras, mon amoureux posa tout son poids vers le sol, nous faisant tomber au sol. Il glissa sa main dans mes cheveux bouclés, un sourire triste flottant sur ses belles lèvres. Son regard semblait dévier du mon visage, comme s'il était apeuré de ma réaction.


- Partons, souffla Marcus. C'est toi que j'aime, et c'est avec toi que je veux être. Le reste je m'en fiche.


Sur ces mots,  Marcus m'embrassa avec une passion presque désespérée. Dans la distance, j'entendis Lord Tully appeler mon amant. Mon coeur remonta dans ma gorge, lorsque Mar me retira ma tunique et pressa ses mains contre mon torse. Malgré tout, je ne savais quoi dire.


- Parle-moi, ou prends-moi, m'ordonna-t-il.


Je levai un regard vide vers lui, je ne savais toujours pas quoi dire. Je poussai un soupir, attirant Marcus à moi, pour l'embrasser sauvagement. D'un mouvement dur, je déchirai le pantalon de mon amour. Ma main serra son membre dans ma main et entamai un lent va et vien. Mes lèvres se pressaient contre les siennes avec amour.


- Je ne peux pas partir, Marcus, dis-je, entre deux baisers. On va se faire chasser, nous allons mourrir. Je préfère te voir en vie, marrié à une femme que tu n'aime pas, que voir ta tête sur un pic. Je... Je... Je t'aime trop pour cela.


Ma main lâcha son membre, avant d'encadrer son visage de mes deux mains. Avec douceur, j'embrassai ses lèvres, je goûtai un peu de sel. Le salé de mes propres larmes, à l'idée de le perdre.


- J'en mourrais, si j'en venais à te perdre, pleurais-je.


Je serrai mon amant dans mes bras. Mon coeur se débattait, une bile brûlante remontait dans ma gorge, je devais me calmer. Mon visage se cacha dans son cou.
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Marcus Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Mer 6 Juil 2016 - 10:19

Je l'aimais. Et j'étais prêt à tout abandonner pour ça. Parfois, j'avais l'impression qu'il ne le comprenait pas. J'étais prêt à abandonner mon titre et mon nom pour être avec lui. Simplement, j'avais l'impression que ce n'était pas exactement la même chose de son côté. Je savais qu'il était bien ici, et qu'il était très reconnaissant envers ma famille, mais j'étais là, et je lui offrais tout ce que j'avais de plus précieux. Alors pourquoi? Pourquoi n'étions-nous pas déjà sur un cheval, en train de nous enfuir très loin, de l'autre côté du détroit? Il y avait quelque chose qui le retenait ici, et je n'arrivais pas à saisir ce que c'était. Avait-il un amant? Faisait-il l'amour avec quelqu'un d'autre que moi? Cette simple pensée me déchirait le coeur, mais après tout, nous n'étions pas mariés. Il avait le droit de faire ce qu'il voulait. Mais à mes yeux, il était mon mari, mon amoureux, mon amant. Il était l'homme que j'aimais, et avec qui je voulais passer le restant de mes jours. L'éternité à ses côtés, c'était ça que je demandais. Ce n'était pas beaucoup, mais il était incapable de le comprendre. Il n'était pas capable d'aimer, qu'il disait. 


Mes larmes avaient laissé place à un visage sans émotion, ce qui était plutôt rare chez moi. Je restais de marbre, attendant que l'homme que j'aimais me fasse des avances, ou alors qu'il me parle, tout simplement. Cependant, son regard était aussi vide que le mien, aussi démoli que mon être. Ça lui faisait mal ce que je venais de lui dire, terriblement mal, alors pourquoi ne pouvait-il pas l'exprimer, comme tout être normal le ferait? J'avais pleuré, j'avais hurlé, mais lui, il se contentait de rester complètement silencieux, comme si cette situation lui était égal. Je savais que ce n'était pas vrai, mais son indifférence du moment me faisait mal - nous - faisait mal. Mais cela ne me servait strictement à rien de le lui reprocher. Il était ainsi, tout simplement. Et il allait toujours être ainsi.


Le soupir qu'il plongea m'alla droit au coeur. Comme si j'étais un fardeau, quelque chose qui ne faisait que le décourager. J'ouvris la bouche pour lui dire ma façon de penser, mais il m'empêcha de le faire. Ses lèvres se saisirent plutôt des miennes avec passion, voire même sauvagerie. Je gémis sous la pulsion, comprenant que j'avais gagné. Moi qui craignait pour ses sentiments à peine quelques secondes auparavant, j'étais maintenant dans les bras de Jakob, serré contre son corps si parfait, me sentant totalement aimé. Ce mariage arrangé avait provoqué une certaine incertitude, il semblerait. J'avais peur. Peur de tout perdre. Et pour moi, tout, c'était Jake. Avec une violence que je ne lui connaissais pas, mon amant m'arracha mon pantalon, le déchirant d'un seul coup. Trop surpris pour réagir, je le laissai empoigner mon membre. Son va-et-vient puissant me fit gémir de plaisir. Plus, je voulais beaucoup plus que ça. Je ne pouvais m'empêcher de retrouver le sourire au travers ses baisers amoureux. Il était vraiment l'homme de ma vie, je n'avais aucun doute là-dessus. Alors pourquoi les dieux m'empêchaient-ils de le vivre pleinement?


- Je ne peux pas partir, Marcus, commença alors doucement Jake. On va se faire chasser, nous allons mourir. Je préfère te voir en vie, marié à une femme que tu n'aimes pas, que de voir ta tête sur un pic. Je... Je... Je t'aime trop pour cela.


J'écarquillai les yeux devant son discours. En fait, j'avais oublié tout ce qu'il avait dit. Je n'avais retenu qu'une seule partie: Jakob Snow avait dit qu'il m'aimait. J'avais envie de commencer à pleurer de joie, mais je me retins. Oui, j'étais heureux. C'était le plus beau moment de toute ma vie. Mais en même temps, j'étais tellement effrayé et en colère que je ne pouvais pas laisser de telles émotions prendre le dessus. Je devais affronter mon père. Je devais lui présenter officiellement Jake en tant que mon amoureux. Je me fichais des conséquences. Je les assumerais. De toute façon, je savais très bien que mon propre père n'oserait jamais me faire du mal. J'étais son fils benjamin, son plus jeune, son plus aimant. Je savais que j'étais l'une de ses faiblesses. Et je savais également que ma mère se placerait devant une épée avant de me voir mourir. Personne ne touchait à ses enfants. La solution était tout près. Je n'avais qu'à tendre la main pour la saisir. Mais je ne pouvais pas le faire. Pas tant que Lord Frey serait ici.


Mon amoureux lâcha subitement mon membre, et je relevai mon regard océan vers ses yeux de minuit. Malgré tout, je lui souris, alors qu'il se saisissait avec tendresse de mon visage. Si seulement il n'y avait que lui en ce monde... Les larmes coulaient le long de ses joues, chose que je n'avais jamais vue auparavant. Jakob pleurait... Ses lèvres se déposèrent doucement contre les miennes, et je fermai les yeux sous la sensation. Jakob pleurait...


- J'en mourrais, si j'en venais à te perdre, souffla-t-il avec difficulté.


J'avais entendu un sanglot dans sa voix. Il était blessé. Il avait mal. Et c'était de ma faute. Mais je n'avais pas peur de ce qui pouvait bien m'arriver. Pas tant que Jake était là. C'était ce mariage arrangé qui m'effrayait. Je n'en voulais pas. Et je ne l'aurai pas. Jamais cette Frey ne serait ma femme, même si elle était particulièrement jolie. Elle n'avait qu'à se marier avec l'un de mes frères plus âgé. Ils n'étaient pas tous mariés. Alors pourquoi moi? Pourquoi je devais être la victime de ce foutu complot. 


Jake me prit alors dans ses bras, me serrant fortement contre lui, comme si j'étais la seule chose qu'il possédait en ce monde. Alors pourquoi ne voulait-il pas s'enfuir avec moi s'il m'aimait? Je savais me battre, et jamais ma tête ne se retrouverait contre un pic. Et il le savait. Il ne faisait que trouver une fausse raison afin de se sauver de cette solution trop facile. J'allais affronter mon père. Pour lui. J'allais dire la vérité à ma famille. Je n'avais pas le choix. C'était maintenant une question de temps avant qu'il n'arrive ici et ne nous voie. Alors ainsi soit-il. Je devais accepter mon homosexualité, et ma famille aussi. S'ils le savaient, ils me protégeraient. Du moins, je l'espérais fortement. 


- Marcus ! tonna la voix de mon père, probablement aux abords de l'étang. Reviens s'il-te-plaît. On va discuter.


Je relevai doucement le visage de mon amoureux vers moi, essuyant ses grosses larmes de crocodile. N'ayant plus du tout de pantalon, et lui plus de tunique, je décidai de retirer le peu de vêtements que nous avions. J'enlevai mes bottes, puis ma tunique, fixant les yeux de Jake avec amour. Puis, je m'approchai silencieusement de lui, délaçant son pantalon avec lenteur et délicatesse. Je me saisis de sa main alors que son dernier morceau tombait au sol. Je l'invitai à se coucher contre la paille, alors que je grimpais par-dessus lui afin de lui voler un long et langoureux baiser. Doucement, je descendis le long de son corps, parsemant sa peau nue de baisers amoureux. J'arrivai finalement à son membre, que j'embrassai également. Puis, je le léchai de la base jusqu'au bout, avant de le prendre complètement en bouche. Cela ne prit pas de temps qu'il gonfla dans ma bouche, et j'y mis alors beaucoup plus de rapidité et de passion. 


Après quelques minutes, je relevai le regard vers le sien, puis mon visage pour aller embrasser ses lèvres. Je l'aidai à se relever en position assise, puis je nouai mes mains derrière sa nuque. Il était rare que je contrôlais ainsi nos ébats. Jakob prenait habituellement toujours le dessus. Et lorsque mon père était dans les parages, j'étais le premier à me sauver afin que notre relation ne soit pas connue. Mais pas cette fois. Cette fois je me fichais complètement de me faire surprendre. Il verrait tout simplement ce que c'était que d'aimer. Lentement, je m'assied contre son membre, et mon visage alla aussitôt se cacher dans son cou alors que je poussai un puissant gémissement tandis qu'il entrait en moi. Cette sensation, je voulais la vivre éternellement. 


- J... Jake, haletais-je alors que je commençais à accélérer la cadence.


- Je ne savais pas que vous trouver avant votre père serait aussi jouissif, pesta soudainement une voix derrière moi.


Je me retournai vivement, cherchant des yeux une armes, mais plusieurs épées étaient déjà pointées sur nous. Je fronçai les sourcils, m'assurant que mon amoureux était à l'abri derrière moi. Ils n'avaient pas le droit de me tuer ainsi, mais ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient du petit garçon d'écurie. À Vivesaigues, ils seraient bien sûr accusés de meurtre, mais je ne voulais pas perdre Jake de cette façon. J'allais me battre jusqu'à tuer le dernier de ces connards. Ils étaient six. Et Lord Frey était l'homme qui avait parlé. Pourquoi n'était-il pas resté dans la salle de réception? Ce n'était pas à lui à partir à ma recherche. Je me levai lentement, sachant très bien que j'étais totalement nu, et légèrement bandé. Mais je devais être prêt à nous défendre. 


- Reculez Lord Frey, dit Thoma, l'un de mes frères aînés. 


Son épée était sortie de son fourreau, et il la pointait vers ceux qui me menaçait. Il n'hésiterait pas à se servir de son arme si on m'attaquait. Il était suivi par son meilleur ami, le chef de notre armée, ainsi que par quelques soldats. Il se rendit jusqu'à moi, et retira aussitôt sa cape afin de la mettre sur mes épaules. Je baissai alors la tête. J'avais gâché la paix avec les Frey. Rémus, le meilleur ami de mon frère, passa pour sa part sa cape à mon amoureux. Il n'était peut-être qu'un garçon d'écurie, mais il avait élevé les bêtes de tous les soldats. Il était très respecté puisqu'elles étaient très obéissantes.


Un silence malaisant agit longuement dans l'écurie, alors que les soldats de ma maison nous séparaient de l'armée personnelle des Frey. Je gardais la tête basse, n'ayant pas envie d'affronter le regard de qui que ce soit. C'est alors que mon paternel arriva, suivi de ma mère et de sa propre garde personnelle. Nous étions en plus grand nombre maintenant. La victoire, s'ils osaient nous attaquer, était assurée. 


- Que se passe-t-il ici? hurla mon père de sa voix bourrue.


Deux doigts se posèrent sous mon menton, relevant ainsi mon visage. Je croisai alors le regard doux de mon père, qui ne semblait pas m'en vouloir une seule seconde.


- Pourquoi es-tu nu? me demanda-t-il d'une voix tendre.


- Lorsque je suis arrivé sur les lieux, votre fils entretenait une relation sexuel avec cet homme, derrière lui, se moqua alors Lord Frey. C'est une honte à votre nom.


- Ne parlez pas de mon frère de la sorte, pesta Thoma en relevant sa lame vers la gorge de Lord Frey. Il a beaucoup plus d'honneur que vous n'en aurez jamais.


Un des soldats des Frey leva alors un arc devant le geste de mon frère. La pointe de la flèche était dirigée vers mon coeur. Je sentis Jake tressaillir derrière moi. Je pouvais comprendre. Je serais dans le même état si la situation était inversée. 


- Abaissez votre arme, Seur, ordonna alors mon père. Ou alors il me fera un immense plaisir de pendre vos corps à l'entrée de ma cité, le vôtre, celui de vos hommes, et celui de votre maître.


- Si quelqu'un fait le moindre geste, cette flèche partira directement dans le coeur de votre fils homosexuel. 


- Ce n'est pas un homme, dit Lord Frey en crachant au sol. C'est une erreur de la nature.


J'écarquillai le regard, et me saisit aussitôt de l'épée de mon père, qui pendait à sa ceinture. J'évitai la flèche de justesse, me dirigeant vers le soldat le plus près. J'évitai habilement sa lame, avant de lui trancher la gorge en hurlant de colère. Puis, je pointai à mon tour ma lame vers le cou de Lord Frey.


- Je suis un homme, grondais-je en détachant chacun de mes mots.


- Mar... Marcus, bégaya alors une voix que je ne connaissais que trop bien.


Je me retournai vivement, laissant l'épée tomber au sol. En évitant la flèche pour aller tuer le soldat, elle s'était fichée directement dans la chose qui était derrière moi: Jakob. Heureusement, il était plus grand que moi. La flèche n'avait donc pas touché son coeur. Je me jetai à ses côtés, au même moment où il s'effondrait au sol. J'amortis sa chute en l'attirant dans mes bras. Je déchirai aussitôt un bout de sa cape, puis je retirai rapidement la flèche, appliquant alors une bonne pression contre la blessure afin de stopper l'hémorragie. Mais le sang continuait de couler à flots. Je relevai alors ma main à la hauteur de mon regard. Elle était toute rouge...


- Non... chuchotais-je. Jake, reste avec moi. 


Mes yeux se remplirent de larmes, alors que je le voyais clairement perdre la carte. D'ici quelques minutes, il quitterait ce monde pour aller vers le néant. Et moi, je serais complètement seul, sans l'amour de ma vie. Je ne pouvais pas accepter ça. Je me penchai afin d'embrasser ses lèvres, comme pour le tenir éveillé. Il ouvrit les yeux avec difficulté. 


- Thoma, ramène ton frère et Jakob au château, ordonna mon père. Assure-toi qu'il soit soigné. Soldats ! Emprisonnez ces hommes !


Je sentis deux bras puissants se glisser sous mes bras afin de me relever. Mes jambes étaient incapables de me soutenir. J'avais tué Jake... J'entendis mon frère murmurer quelque chose, puis il me releva de nouveau. Cette fois, il me soutint, et m'aida à me diriger vers le château. J'avais chaud, et j'étais incapable de voir devant moi. Puis, ce fut le néant.




***********


Je battis doucement des paupières, totalement perdu. Où étais-je? Lentement, je reconnus le plafond de mon lit à baldaquins. Je me redressai aussitôt, en panique. Jake. Je me tournai vers ma fenêtre, mais le jour avait déjà laissé place à la nuit. Une main rassurante se posa alors sur mon épaule. Je tournai le regard afin de croiser celui d'Edgar, mon autre frère. Je respirais à une vitesse effarante. Je devais me lever et aller trouver Jake. Je devais trouver son corps et lui faire mes excuses. Puis, j'irais m'enlever la vie. La main de mon frère se posa alors contre mon front.


- Tu fais de la fièvre, me murmura-t-il doucement. Recouche-toi.


Me recoucher? Non. Il n'en était pas question. Il mit une petite pression sur mes épaules, mais je m'y opposa. Il me regarda, surpris de mon attitude.


- Je veux voir Jake, ordonnais-je d'une voix qui n'était pas la mienne.


- Tout à l'heure, me souffla-t-il. Pour le moment tu dois te reposer.


- JE VEUX VOIR JAKE! hurlais-je alors.


Mon frère écarquilla le regard. Je n'élevais jamais le ton. Pourtant, c'était la deuxième fois que je le faisais aujourd'hui. Pour le moment, ma fièvre, je m'en fichais complètement. Je voulais seulement voir mon amoureux. La porte s'ouvrit subitement sur mes parents, Thoma et Amara. 


- Que se passe-t-il? demanda ma mère.


- Jake... dis-je avec difficulté.


Elle fit signe à Edgar de me relâcher. Il le fit, et je me levai aussitôt. J'avais un pantalon propre, mais je n'avais pas de tunique. Tant pis. Je me dirigeai alors vers la porte. Mon père m'indiqua la chambre d'invités, et je m'y rendis aussitôt. J'ouvris la porte à la volée, me retrouvant dans une pièce illuminée par plusieurs chandelles. Le corps de mon amant reposait contre le matelas de plumes, et Xavier, mon autre frère, le veillait. Il se leva aussitôt qu'il me vit. Je me doutais bien que toute ma famille m'avait suivi. Je me rendis tremblant au chevet, et je posai ma main avec tendresse sur le coeur qui m'avait aimé. Je sursautai vivement alors que je le sentais battre dans sa poitrine. Je me tournai vers mes parents, qui me regardaient avec un sourire.


- Amara a réussi à le sauver, me dit ma mère de sa voix douce. Il devrait se réveiller sous peu.


Je poussai un soupir de soulagement, alors que me retournai vers l'homme que je voulais épouser. C'est à ce moment qu'il battit des paupières.
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Amara Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Dim 10 Juil 2016 - 0:53

Je me regardais devant une glace, mon regard vert brillant plongé dans son reflet. À mes côtés, deux servantes s'affairaient à m'aider à lacer mon corset. L'une d'elles tira un peu trop fort, me faisant échapper une plainte sourde.


- Mille pardon, Lady Amara, souffla-t-elle.


Je secouai la tête, sans rien dire, tentant de reprendre mon souffle. Les paroles de ma mère résonnaient dans ma tête. «Sois prête dans 20 minutes et descends dans le Hall, nous avons de la visite.» Les servantes me firent enfiler une jolie robe rose pâle et coiffèrent mes longs cheveux noirs. Elles me coiffèrent aussi d'une petite tiare et d'un long pendentif. Je sortis de ma chambre, après avoir chaussé de petites chaussures plates de la couleur de ma robe. Je fus conduite au Hall par un garde, que j'aimais bien (platoniquement) Remus. Mon père vint me chercher à la porte et me fis asseoir à sa gauche, sa droite étant réservée à Thoma.


- Lord Frey, ma fille, Lady Amara, lança mon père.


Je me tournai vers un homme mûr, d'une belle allure et lui fis un signe de tête avec un sourire brillant. Son regard s'attarda un peu trop longtemps sur moi, je baissai le regard. Mon frère Thoma n'eut pas le temps de dire à Lord Frey, que j'étais déjà promise, que les portes de la salle à manger s'ouvrirent et je vis mon plus jeune frère, Marcus, entrer. Son regard s'assombrit devant l'assemblée. Je lui fis signe, que tout irait bien. Marcus s'assit et prit sa fourchette, afin de commencer à manger.


- Tu ne dis pas bonjour à Lord Frey, demanda mon père.


Lord Tully était un homme imposant et n'acceptait pas que ses fils soient impolis et oublient parfois les convenances. Par contre, il adorait sa fille à un poin tel, qu'il était encore plus sévère avec moi. Il m'avait promis à la Main du Roi des Sept Couronnes, avant même de promettre son fils aîné. Je regardais mon assiette, alors que mon petit frère souhaitait la bienvenue à Lord Frey. J'avais pourtant vu des portraits de Lord Josef Frey et de son fils, l'homme à ma diagonale droite ne ressemblait que peu aux portraits.



Je vis mon frère reprendre sa fourchette, en essayant de ne plus faire attention aux autres. Il espérait que père lui fiche la paix, mais c'était mal connaître Lord Tully. Mes yeux se posèrent sur la belle dame hautaine près de Lord Frey, je compris que père allait la promettre à Xavier ou Marcus.


- Tu pourrais aussi t'introduire à ta future-épouse, fils, lança père.


- À MA QUOI?


Mon coeur fit un bond, lorsque Marcus s'était levé et avait violemment frappé la table de ses mains. La folie se reflétait dans ses yeux, clairement, Marcus ne voulait pas être promis et il était aussi amoureux. De qui, cela était la question, je n'avais jamais vu mon frère avec une dame.


-Je... Je refuse, fit mon frère.


Puis tout se passa si vite. Marcus quitta la table et la salle à manger. Ma mère cria son nom, mes frères et moi le regardions s'enfuir. Thoma se retourna vers père et posa sa main sur son bras.


- Père, peut-être, que Xavier pourrait épouser Lady Thaliya, dit Thoma.


- Non, ce sera Marcus.


Lord Frey se leva alors, que Lady Thaliya posait un regard interrogateur. Le seigneur des Jumeaux suivit les pas de mon frère. Je lançai un regard à mon frère aîné, un regard implorant. Thoma me fit un signe de tête, se leva et fit signe à Xavier et Remus de le suivre. Mon père les suivit, me laissant seule avec ma mère.


- Comment cela se fait-il que tu sois la seule à être assez mature, pour accepter le promis, que ton père a choisi pour toi? me demanda ma mère, avec snobinerie.


Je lançai un regard horrifié à ma mère. J'avalais de travers, avant de me lever, faire une révérence.


- Lady Frey, Mère. Pardonnez-moi, soufflais-je. Pardonnez l'indécence de mon frère face à votre père, Lady Thaliya.


Sur ces mots, je sortis de table et me lançai dans le Hall. Je sentais que mon frère n'en avait pas fini avec Lord Frey. Alors que je traversais le hall, une main agrippa la mienne. Je me retournai pour voir Lady Frey, un regard inquiet sur son visage albâtre.


- Retrouvez votre frère, Lady Tully, retrouvez-le, mon oncle a été insulté par son comportement et va le lui faire payer.


Je me tournai vers un valet, Edgar, l'agrippai par son collet.


- Edgar, dis-je inquiète. Vers où est parti mon frère, Marcus.


- Vers l'écure, Mi Lady.


Je courus à l'étage vers l'appartement de mon frère benjamin, une fois arivée à la porte, je fonçai dans le torse solide de Thoma. Je levai un regard rempli de larmes vers le sien.


- Ama, fit-il, surpri de me voir, Que se passe-t-il?


-
Lord Frey n'est pas le seigneur des Jumeaux, mais l'oncle de ce dernier. Il n'était qu'ici que pour accompagner Lady Thaliya. Marcus l'a insulté en refusant de l'épouser. Il va le tuer, je t'en prie, Thom, sauve Marcus. Il est à l'écurie.


Mon aîné hocha une fois la tête et cria à ses hommes de le suivre.



***


Je faisais les cents pas dans le milieu de ma chambre à coucher, rongeant nerveusement l'ongle de mon pouce, lorsque ma porte s'ouvrit à la volée. Une servante entra, fit une révérence.


- Un accident est arrivé, Lady Amara, le dompteur de chevaux, il a été blessé, fit la jeune fille. Votre frère a défendu son honneur. Les septas tentent de le guérir, mais personne n'a autant de talent pour guérir que vous.


Je fis signe à la jeune servante de m'ouvrir la marche et elle me mena au chevet du blessé. Je connaissais Jakob Snow depuis ma tendre enfance, le voir ainsi couché sur un brancard, la poitrine ouverte; me fit pousser un sanglot. Je me penchai sur Snow et déchirai sa chemise de lin en lannières. J'agrippai une bouteille d'alcool et la versai sur la blessure et pansai le tout. Je me relevai et sortis de la chambre en priant tout les dieux, les nouveaux comme les anciens, que Jake puisse s'en tirer.


Quelques heures plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit à nouveau, Thoma, Edgar et Marcus se tenaient au pas de la porte. Mes parents et moi, nous tenions devant eux. Jusqu'à ce que ma pauvre mère demande ce qui se passait.


- Jake... souffla Marcus.


Bien sûr, Marcus était amoureux de Jakob, c'était pour cela qu'il s'était sauvé à l'écurie. Mon frère adroé se faufila entre nous et se rendit auprès de notre garçon d'écurie. Doucement, il posa sa main sur la poitrine de Jake. Il se retourna vers nous, un immense sourire illuminant son visage. J'avais réussi après des heures et des heures à éponger le sang, panser la blessurer, recoudre la plaie et finalement panser, pour sauver l'homme que mon frère aimait.


- Amara a réussi à le sauver, dit ma mère. Il devrait se réveiller sous peu.


C'est sous ces mots, que Jakob snow reprit conscience. Je me tournai vers mes parents, Thoma et Edgard et les fis sortir. Xavier suivit avec les domestiques. Il ne restait que moi, Marcus et Jakob. Je marchai vers le frère, dont j'étais le plus proche et posai mon front contre son épaule. Je pris un gobelet d'eau sur la table de chevet et le plaçai dans les mains de Marcus, avant de redresser Snow, pour l'aider à boire. Mes cheveux et ma robe étaient tachés de sang. Je n'avais plus l'air d'une Lady, mais d'une simple femme. Je posai un regard sérieux sur Marcus.


- Je ne peux pas croire, que tu ne m'aie rien dit pour toi et Jakob, dis-je tout doucement. On se dit tout Marcus. Ne me cache plus rien, je t'en prie.


Avec ma douceur infinie, je recouchai l'amant de mon frère sur le lit et serrai Marcus dans mes bras. Je restai ainsi contre lui un moment, avant de briser l'étreinte et de sortir de la chambre et me diriger vers ma propre chambre. D'ici la prochaine année, je vivrais à Port-Réal, sans mes frères et mariée à un homme rencontré une fois. J'étouffai un sanglot et courus vers ma chambre.


HJ: PARTIE


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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Dim 14 Aoû 2016 - 10:49

J'étais secoué par de terribles sanglots, mais toujours sans savoir si je savais ce qu'était aimer. Je savais que je ne voulais pas perdre Marcus, à un destin si funeste et alors qu'il est dans la fleur de l'âge. Oui, mon amant savait se battre, mais à lui seul, il ne pourrait jamais empêcher nos têtes de se retrouver sur des pics.


Marcus releva mon visage vers le sien, avant d'essuyer mes larmes. Il finit par me retirer le peu de vêtements qu'il me restait et fit la même chose pour lui. Ses yeux ne lâchèrent pas les miens, alors qu'il retirait ses bottes. Sa main prit la mienne, m'attirant au sol avec lui. Marcus grimpa sur moi, m'embrassant avec amour, avant de se frayer un chemin de baisers sur mon corps nu. Lorsqu'il arriva à mon sexe, ses lèvres posèrent un doux baiser dessus. Marcus passa sa langue de la base au gland, avant de me prendre complétement en bouche. Ce ne fut pas long que mon membre se tendit dans la gorge de mon amant. Ce dernier appliqua beaucoup plus de passion à sa tâche.


Après un doux moment, mon amant releva son visage vers le mien et alla voler un baiser sur mes lèvres. Marcus me releva en position, posant ses mains sur ma nuque, je me laissai faire un peu surpris de le voir contrôler nos ébats. Mon amoureux s'assit doucement sur mon sexe tendu, avant de cacher son visage dans mon cou. Je pouvais entendre Marcus gémir dans mon cou, ce qui m'excitait de plus en plus.


- J...Jake, dit Marcus, enflammé par la passion.


- Je ne savais pas, que vous trouver avant votre père, serait aussi jouissif, fit une voix, que je ne connaissais pas.


Mon coeur se mit à débattre de peur, alors que Marcus se retournait, hors de lui. Plusieurs épées étaient pointés sur nous. Six hommes entouraient un homme richement habillé, mon amant s'assura que j'étais derrière lui, pour pouvoir leur faire face. Marcus se leva, mesurant le lord du regard.


- Reculez Lord Frey, fit la voix de Thoma, le frère aîné des Tully.


Tout se passa trop vite pour moi. Le père de Marcus arriva, l'autre nous dénonça. Mon heure était venue. Thoma leva son arme vers la gorge de Lord Frey, alors qu'un de ses gardes levait son arc vers Marcus. J'eus un frisson de peur. Les gens se mirent à parler beaucoup trop vite, se menaçant de pendre ou de tuer quelqu'un.


- Ce n'est pas un homme, lança l'homme riche, en crachant au sol. C'est une erreur de la nature.


Marcus, insulté, se lança sur l'épée de son père, évitant une flèche, il trancha la gorge du soldat le plus près de lui. Il pointa son arme sur Lord Frey.


- Je suis un homme, dit-il.


- Marcus...


Je m'entendis l'appeler. Une douleur aigue me transperçait. Je baissai le regard sur ma propre poitrine et y vis une flèche profondément enfoncée. En moins de deux, mon amant était à mon côté, alors que je me laissais choir au sol. Marcus ralentit ma chute, avant de retirer la flèche. Je le vis presser ses mains contre moi, alors qu'un flot de sang colorait ses mains. Je me laissai tranquilement glisser dans le noir. Ce noir si doux et comfortable.


Je rouvris les yeux sur une dame absolument magnifique. Ses yeux verts foncés affichaient une lueur inquiète. Ses longs cheveux tombaient sur le côté, tel un long rideau et sa jolie robe était tachée de sang. Une déesse, une des Anciens? Sa main caressa ma joue.


- Jake? demanda-t-elle de sa voix douce. Jake! Fais-moi signe si tu comprends ton nom.


Je hochai la tête. Lorsqu'elle se retourna, je distinguai l'insigne des Tully derrière la déesse. Je compris que je me trouvais dans une chambre dans le château et que cette femme magnifique était la soeur adorée de mon amant. Je ne la voyais pas beaucoup, Amara était vraiment devenue une femme d'une beauté à couper le souffle. Le noir me ravala de nouveau.


- Amara a réussit à le sauver, fit une autre voix de femme, au loin. Il devrait se réveiller sous peu.


Je fini par battre des paupières, voyant mon amoureux dans l'embrasure de la porte, accompagné de son frère Xavier et ses parents. Tout le monde s'en alla rapidement, exepté Amara et Marcus. Je vis la soeur de mon amant se diriger vers mon amoureux et poser son front sur l'épaule de son frère. Elle revint vers moi, je pus l'entendre verser de l'eau. Je vis Marcus prendre le goblet, alors que sa soeur m'aidait à me redresser. Mon amant me fit boire lentement.


- Je ne peux pas croire, que tu ne m'aie rien dit pour toi et Jakob, dit-elle. On se dit tout Marcus. Ne me cache plus rien, je t'en prie.


Amara serra mon amant dans ses bras et sortit de la chambre. Je l'entendis pousser un sanglot et courir au loin. Je levai un regard sévère sur Marcus, avant de me redresser et revêtir ma tunique. Je m'assis sur le rebord du lit. Je me tournai vers Marcus et plongeai mon regard dans le sien.


- C'est fini, dis-je. On peut plus faire comme si la vie était simple et sans obstacle. Tu es de sang presque royal et je ne viens de nulle part.


Je me levai avec difficulté, entrepris de me diriger vers la porte. J'avais dans l'idée de partir de Vivesaigues et aller faire ma vie ailleurs. Je ne pouvais pas laisser Marcus se mettre dans une position aussi délicate toutes les fois que quelq'un visitait les Tully. Comme j'atteignais la porte, mes jambes me lâchèrent et je m'écrasai au sol. Je sentis la présence rassurante de mon amant.


- Laisse-moi, râlais-je. Je ne t'apporte que du malheur.




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Marcus Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Mar 20 Sep 2016 - 15:27

Je ne savais plus qu'est-ce que je ressentais. J'avais envie de pleurer de joie, d'éclater de colère, de hurler de désespoir jusqu'à ce que je n'aie plus d'énergie. Une vie sans Jake, c'était totalement impossible. Du moins, pour moi. Et je me fichais bien de ce que pensait le reste de ma famille. De toute façon, à voir leur réaction pour le moment, ma relation ne semblait pas les déranger. Et je disais bien, pour le moment. Une fois que tout le monde irait mieux, probablement que mon père allait me faire le pire discours de l'histoire de la planète. Mais bon, les menaces étaient facilement gagnées avec lui. Je n'avais qu'à lui dire que j'allais me suicider s'il m'obligeait à épouser cette femme et il annulerait le tout. Mon père avait bien du caractère, mais la vie de ses enfants lui tenait à coeur. 


Je sursautai légèrement lorsque je sentis le front de ma soeur se poser contre mon épaule totalement nue. Je savais qu'elle était fâchée après moi. Tout le monde devait l'être. J'avais menti, j'avais caché ma relation, et voilà où ça nous avait menés, Jakob et moi. Il avait bien failli y laisser la vie. Et peut-être que moi aussi, si personne n'était intervenu. 


Ma soeur posa un gobelet d'eau dans ma main. Son bras se glissa derrière le dos de mon amant afin de l'aider à se relever. Je portai le verre à sa bouche afin qu'il en boive tout le contenu. 


- Je ne peux pas croire, que tu m'aies rien dit pour toi et Jakob, commença alors ma soeur. On se dit tout Marcus. Ne me cache plus rien je t'en prie.


Je me mordis la lèvre inférieure, me sentant coupable. Il était vrai que si je l'avais mise au courant, probablement rien de tout ça ne serait arrivé. Elle aurait pu négocier ce mariage avec mes parents sans jamais que je sois au courant. Tout était de ma faute. Mais je savais qu'elle n'était pas réellement fâchée. Elle devait comprendre pourquoi j'avais gardé ma relation entièrement secrète. Ses deux bras se glissèrent le long de ma taille afin de me serrer contre son petit corps de femme. J'embrassai tendrement sa chevelure, avant de la laisser quitter la pièce. Je me tournai alors vers Jakob, qui me fixait déjà sévèrement. J'avalai de travers. J'avais peur de la suite des choses. Il se redressa vivement, mit une tunique et s'assied contre le rebord du lit. Je voulus m'agenouiller devant lui, l'embrasser, le rassurer, lui sourire, mais rien ne sortait de ma bouche. Je me sentais complètement sans mot. 


- C'est fini, lança Jake, me clouant sur place. On peut plus faire comme si la vie était simple et sans obstacle. Tu es de sang presque royal et je ne viens de nulle part.


De sang presque royal? Mais on s'en fichait bien du sang ! Je n'avais jamais demandé à naître ainsi, et il le savait plus que bien. Je détestais ma vie princière et le fait de ne pas pouvoir vivre à ses côtés sauf dans la désertion. Incapable de réagir à ce qu'il venait de me dire, je le regardai se lever et se diriger vers la porte. Merde. Je devais le retenir. Je devais l'empêcher de s'en aller et de m'abandonner. Mais en même temps, je savais qu'il avait raison. Je savais qu'il serait beaucoup plus en sûreté sans moi. Mais j'étais égoïste. J'avais besoin qu'il reste avec mes côtés. Je voulais qu'il prenne le risque de mourir pour moi. 


J'écarquillai les yeux alors que je le vis tomber au sol. Merde ! Pourquoi est-ce que je ne l'avais pas aidé à faire quelques pas. Je me jetai à ses côtés, promenant aussitôt mes mains sur son torse afin de m'assurer que sa plaie ne s'était pas réouverte. 


- Laisse-moi, dit-il en un souffle. Je ne t'apporte que du malheur.


Je fronçai les sourcils, avant de le blottir contre moi. Je posai un baiser mouillé contre son front tandis que les larmes commençaient à envahir mes yeux. J'avais tellement eu peur de le perdre, je croyais tellement l'avoir perdu que je n'arrivais pas à croire qu'il était là, dans mes bras. Doucement, je l'aidai à se relever, et je l'obligeai à retourner dans le lit. Je lui retirai sa tunique et le couchai contre le matelas de plumes. Je me couchai à ses côtés et recouvrai nos corps d'une couverture de laine que ma mère avait fait. 


- Tu m'apportes tout le contraire du malheur, osais-je enfin dire. 


Je grimpai alors par-dessus lui, en faisant bien attention à ne pas accrocher ses blessures. Je plongeai un regard mouillé au creux du sien. Une de mes larmes tomba contre sa joue avant d'aller mourir contre le matelas.


- On peut arranger ça, j'en suis certain, soufflais-je. Je t'aime trop pour te laisser partir. Je vais t'emprisonner si c'est ce que je dois faire pour te garder à mes côtés.


Mon regard toujours plongé dans le sien, mes lèvres s'approchèrent lentement des siennes. J'allai lui voler alors un bref baiser. 


Trois coups à la porte résonnèrent, et je ne pus m'empêcher de grogner de mécontentement. Je me levai malgré tout, afin d'aller répondre. Un serviteur se tenait là, et me fit une petite révérence.


- Votre père veut vous rencontrer, vous et votre amoureux, aussitôt que ce dernier sera rétabli.


Il me salua avant de quitter les lieux. Euh pardon? Moi et mon amoureux? Cela voulait-il dire que... Que... Qu'il nous reconnaissait comme étant un vrai couple? Je me secouai la tête, et refermai la porte. Je retournai me coucher auprès de Jake, embrassant son épaule avant d'y déposer ma tête.


- Je t'aime, murmurais-je d'une voix rauque.
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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Dim 2 Oct 2016 - 23:10

Ses mains sur ma peau me firent frissonner. Je ne voulais plus revivre ce qui s'était passé plus tôt! Je voulais retournner à mon existence tranquile! Marcus me pressa contre lui, comme ses lèvres embrassaient mon front. Il n'avait toujours pas comprit, ou il était plus tête, que je le pensais.


Ses bras solides m'aidèrent à me remmettre sur pied, mais au lieu de me laisser me sauver, Marcus me rammena vers le lit. Mon amant me força à me recoucher, m'enleva ma tunique et s'étendit à mon côté. Trop faible pour le repousser, je laissai mon amant rabattre une chaude couverture de laine sur nous.


- Tu m'apporte tout le contraire du malheur, finit-il par dire.


Foutaises! Marcus grimpa sur moi, en prenant soin de ne pas accrocher mes blessures. Son regard humide se plongea dans le mien, je vis une larme solitaire glisser sur sa joue, tomba sur ma joue et alla s'écraser et mourrir sur le matelas. Je n'aimais pas voir Marcus pleurer, mais je sentais que quelque chose clochait.


- On peut arranger ça, j'en suis certain, murmura alors mon amant. Je t'aime trop pour te laisser partir. Je vais t'emprisonner si c'est ce que je dois faire pour te garder à mes côtés.


Quoi?! Il me dénierait ma liberté, par pur égoïsme! Je voulus lui  cracher en pleine face, mais ses lèvres se pressèrent aux miennes. Son baiser fut court, mais doux et fut interromput par trois coups secs frappés à la porte. Marcus poussa un petit grognement et se leva pour ouvrir la porte sur un serviteur. Je n'entendis pas ce que je jeune homme dit à mon amoureux, en fait, je n'y portais pas attention. Je ne faisais que fixer le plafond en réfléchissant à un plan d'évasion. Trop tard, mon amant se recoucha contremoi et embrassa mon épaule.


- Je t'aime, chuchota-t-il.


Je poussai un long soupir, avant de décoller de Marcus. Je poussai un grognement de douleur en me retourna sur le côté, faisant dos à mon Tully.


- Tu es égoïste, Marcus Tully, grognais-je. Je suis né libre, je le resterai jusqu'à ma mort. Si tu ne peux respecter cela, tu ne m'aime pas vraiment.


J'avais gardé un ton dur, cherchant à camoufler la peur et la douleur. Je gardais mon dos face à lui, afin de ne pas croiser son regard. Je tirai la couverture jusqu'à mon menton et m'enroulai dans cette dernière, me créant une barrière entre lui et moi.


- J'ai beaucoup d'affection pour toi, Marcus, mais j'ai faillis mourrir, dis-je, la gorge sèche. Je ne suis pas prêt à rejoindre les Dieux.


Je fermai les yeux et feignai de dormir.
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Marcus Tully

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Lun 10 Avr 2017 - 0:30

J'avais mal, terriblement mal. Je voulais tellement Jakob, que j'étais prêt à tout sacrifier pour lui. Mais ce n'était pas supposé être comme ça. Je devais être dévoué à ma famille, qui était tout de même grande à Vivesaigues. En fait, je ne voulais même pas y penser. Je n'étais pas venu au monde pour servir un peuple, mais bien pour vivre le grand amour. Je ne vivais que pour ça. Ça, et uniquement ça. 


Mon amant se décolla subitement de moi, ce qui me fit monter les larmes aux yeux. Mais plus encore, son gémissement de douleur fit rouler les larmes le long de mes joues. Je détestais le voir souffrir par ma faute. Si je ne m'étais pas enfui, et que je n'avais pas fait l'amour avec lui, rien de tout cela ne serait arrivé. C'était entièrement de ma faute. J'aurais aimé mieux me faire transpercer par cette flèche et mourir plutôt que de voir souffrir mon seul et unique amour. 


- Tu es égoïste, Markus Tully, me lança-t-il d'une voix que je ne lui reconnaissais pas. Je suis né libre, je le resterai jusqu'à ma mort. Si tu ne peux respecter cela, tu ne m'aimes pas vraiment. 


J'ouvris la bouche pour répliquer, mais rien ne me vint à l'esprit. Ses paroles étaient vraies, mais je l'aimais. Je savais que je l'aimais. Je n'avais pas vraiment l'intention de l'enfermer, c'était une métaphore pour lui montrer à quel point je tenais à lui. Il ne nuisait aucunement à ma vie, il devait le comprendre. Mais il ne voulait pas. Il était entêté. Je me retrouvai bien rapidement sans couverture, puisque mon amoureux s'en était emparé. 


- J'ai beaucoup d'affection pour toi, Marcus, mais j'ai failli mourir. Je ne suis pas prêt à rejoindre les Dieux.


Pourtant, moi oui. Je l'étais. Du moins, pour lui. J'étais prêt à absolument tout. Même à mourir. Je savais bien qu'il n'était pas rendu à la même. Nous ne nous aimions pas de la même façon. J'essuyai maladroitement mes larmes, avant de me rouler en boule, tout près de mon amant. Même s'il était en rogne après moi, la simple présence de Jakob me réconfortait. 


- Alors... murmurais-je avec un hoquet dans la voix. Tu... ne veux plus être avec moi?


Alors que je prononçais ces mots, des larmes de crocodile se faufilèrent en abondance le long de mes joues. Avec douceur, je retournai Jakob vers moi et l'obligeai à me fixer dans les yeux. 


- Jakob... J'ai besoin de toi, râlais-je. Ne pars pas.
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Jakob Snow

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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Sam 10 Juin 2017 - 11:16

Mon idée était faîte, j'allais partir et me trouver une vie ailleurs. Ainsi, Marcus ne serait plus dans l'eau chaude et je serais libre de vivre une vie simple. Je n'étais pas fait pour faire face au danger que ma relation avec mon amant apportait. Je n'étais pas aussi prêt à ce que Marcus meure par ma faute. 



Je sentis mon amant se rouler en boule dans mon dos, je n'étais plus en colère après lui, je voulais le libéré du fardeau que j'étais pour lui. Comme je le connaissais trop bien, il devait être en train d'essuyer ses larmes, que j'avais provoqué. Il serait bien mieux sans moi. Si le destin le voulait, nous nous retrouverions, mais pour l'instant, je devais vivre ma vie seul. 



- Alors... souffla Marcus, un petit trémolo dans sa voix originalement si sûre. Tu... ne veux plus être avec moi?



Doucement, mon amour me retourna vers lui, de longs filets de larmes enfantines coulaient sur ses joues. Son regard et le mien se fusionnèrent. Il était hors de question pour moi de flancher. Me connaissant, je savais que mon premier réflexe serait de le serrer contre moi et de poser mes lèvres contre les siennes. Je ne pouvais pas flancher. 



- Jakob... J'ai besoin de toi, pleura Marcus. Ne pars pas



Je croisai mes bras sur ma poitrine et me redressai en position assise, pour ne plus le voir. Sans un mot, j'agrippai mon pantalon et ma tunique, que je revêtis lentement. Je posai mes pieds sur la pierre froide et commençai à mettre mes bottes, avant de me retourner vers Marcus, qui pleurait encore. 



- Je ne peux pas rester ici, non plus, dis-je, la voix rauque. Ce n'est pas que je veux plus être avec toi, c'est que je ne peux plus



Je me relevai et me dirigeai vers la porte, posant ma main sur la poignée, je fermai les yeux, alors que les larmes commençaient à me piquer les yeux. Marcus Tully était l'homme que j'aimais, mais que je ne pourrais jamais épouser. 



- Notre futur est impossible, Marcus, soufflai-je. Ton père veut que j'aille porter des chevaux à HautJardin pour la fille du Seigneur Tyrell, dans trois jours. Je vais m'occuper de cette dernière tâche et essayer de me trouver une autre vie. Si le destin le veut, nous nous retrouverons



Je voulais me jeter dans le lit et lui faire l'amour une dernière fois, mais cela suffirait à me faire rester. Donc je me retournai vers mon amour et lui souris tristement. 
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MessageSujet: Re: Une épopée amoureuse   Dim 25 Juin 2017 - 17:09

J'avais mal. Pourquoi agissait-il ainsi alors qu'il venait à peine de m'avouer son amour quelques heures auparavant. Je ne pouvais pas croire qu'il baissait les bras aussi facilement. Ce Jakob n'était décidément pas le Jakob dont j'étais tombé amoureux. Il m'était totalement inconnu. Je le regardai éviter mon regard, tandis qu'il se relevait afin de s'habiller de vêtements propres que ma soeur avait emmené. Ça me faisait mal de le voir abandonner ainsi. Tout ça parce qu'il avait reçu une flèche dans la poitrine? Et dire que j'avais pensé qu'il était prêt à tout pour nous. Après tout, c'était lui qui avait l'habitude de venir dans ma chambre, et qui disait ne pas avoir peur de se faire prendre. Il fallait croire que ce qu'il disait, n'était pas ce qu'il pensait. À chaque morceau qu'il enfilait, je le sentais s'éloigner de moi. Et je n'avais plus la force de me lever afin de l'empêcher. Ça semblait totalement inutile. Jakob ne m'aimait plus, ou ne m'avait jamais aimé. Et moi, je lui avais tout donné. Je lui avais donné mon coeur. Et j'étais prêt à lui donner ma vie. Tout cela n'était pas réciproque. Malgré tout, je ne pouvais empêcher les larmes de rouler le long de mes joues. C'est alors que Jake se tourna vers moi. Son visage semblait n'afficher aucune émotion.


- Je ne peux pas rester ici, non plus, murmura alors mon amant. Ce n'est pas que je veux plus être avec toi, c'est que je ne peux plus.


Je pris une grande inspiration, afin de ne pas éclater en sanglots. Il n'était pas obligé de partir ! Mon père lui laissait sa chance ! Si seulement il allait à la rencontre avec moi, nous verrions ce qu'il pensait de notre relation et à ce moment nous pourrions prendre une décision concernant notre avenir. Si mon paternel avait voulu la mort de Jakob, il ne l'aurait pas fait ramener à la demeure. Mais lorsque mon amoureux voyait noir, il voyait noir, et il n'y avait absolument rien à faire ou à dire pour le faire voir blanc. 


Mon coeur se serra fortement dans ma poitrine, alors que je le voyais se diriger vers la porte. Je me levai d'un bond. Je devais l'empêcher de partir. Je voulais le garder près de moi et lui enseigner à aimer. Je voulais lui montrer que l'amour n'était pas toujours facile, et qu'il ne fallait pas abandonner au premier obstacle. 


- Notre futur est impossible, Marcus, murmura Jakob d'une voix brisée. Ton père veut que j'aille porter des chevaux à Haut-Jardin pour la fille du seigneur Tyrell, dans trois jours. Je vais m'occuper de cette dernière tâche et essayer de me trouver une autre vie. Si le destin le veut, nous nous retrouverons. 


Je ne pus m'empêcher de gémir de douleur, alors qu'il se retournait vers moi. C'est alors que mes jambes franchirent la distance qui me séparait de lui. Mes mains glissèrent le long de son torse afin de le serrer contre moi, avec douceur, tandis que mon visage se relevait vers le sien. Une larme roulant sur ma joue, j'allai lui voler un baiser amoureux. Jamais je ne pourrai aimer personne d'autre que lui. Il le savait. Sans sa présence à mes côtés, j'allais m'éteindre. Je ne serai plus Marcus Tully. Je m'imaginais déjà passer mes journées dans ma chambre à fixer mon armoire. Je voulais continuer d'être heureux avec mon garçon d'écurie. 


- Tu as dit que tu m'aimais, soufflais-je d'une voix tremblante. 


Je pris doucement ses mains dans les miennes, l'attirant vers le lit. Je m'y couchai, le grimpant alors par-dessus moi. Je voyais qu'il avait mal. Je voyais qu'il ne voulait pas vraiment quitter les lieux. Mais je ne pouvais pas aller contre sa volonté. Je voulais être libre, et ce n'était pas moi qui allait empêcher l'homme que j'aimais de l'être. Même si ça me faisait mal. Même si sans lui, je n'étais plus rien. 


- Aime-moi durant ces trois derniers jours, murmurais-je. 


J'encerclai sa taille de mes jambes, faisant très attention à ne pas réouvrir sa blessure. J'allai cueillir un langoureux baiser contre ses lèvres. 


- Je t'aime Jakob, râlais-je.
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